Le Groupement de recrutement et de sélection Nord-Ouest (GRS-NO) a officiellement un nouveau chef. À l’occasion d’une cérémonie militaire organisée place du Parlement de Bretagne, ce mardi,à Rennes, le colonel Raphaël Assier de Pompignan a succédé au colonel Pierre-Arnaud Borrely, qui quitte ses fonctions après trois années à la tête de cette structure chargée du recrutement de l’armée de Terre dans le Grand Ouest. L’occasion, pour le nouvel officier, de rappeler que le recrutement constitue aujourd’hui « une priorité » pour les armées.
Saint-Cyrien de la promotion 2002, le colonel Assier de Pompignan a choisi l’arme blindée cavalerie à l’issue de sa formation. Après avoir commandé un escadron d’une centaine de militaires, il a participé à plusieurs opérations extérieures, à deux reprises au Liban, mais aussi en Afghanistan et au Mali. Diplômé de l’École de guerre en 2015, il a ensuite occupé plusieurs fonctions liées à la formation des officiers avant de prendre le commandement du 1er Bataillon de chasseurs à pied, à Mailly-le-Camp. « J’accueillais tous les régiments de France sur mon camp de manœuvre. J’étais chargé de les entraîner et de les évaluer », résume-t-il.
À Rennes, sa feuille de route est claire. « Le recrutement, c’est une priorité de l’armée de Terre. Sans recrutement, on ne fait rien. Si on n’a pas de jeunes soldats qui arrivent et qui toquent à la porte, l’armée de Terre ne sera rien. Ce besoin suppose un flux d’entrants comme de sortants afin de rester opérationnelle et en mesure d’être engagée sur tous les théâtres d’opérations, y compris dans le cadre d’un conflit de haute intensité, auquel les armées se préparent désormais ».
Le colonel se veut toutefois rassurant sur l’attractivité de l’institution. « Les jeunes Français aiment beaucoup leur armée. Ils en sont très fiers de leur armée. » Pour autant, il insiste sur la nécessité de faire connaître toute la diversité des métiers proposés. « Tout le monde pense au métier de fantassin. Mais nous avons beaucoup de métiers différents qui ont énormément d’intérêt. » Pour son avenir, l’armée recherche ainsi des profils dans la logistique, les transmissions ou encore le cyber. « On vit dans un monde numérique, ultra-connecté. . Pour être bon dans le cyber, mais aussi pour se protéger des menaces, il faut avoir des gens compétents dans ce domaine. »
Dans le futur Service national volontaire, le nouveau commandant voit une opportunité pour la jeunesse. « Des jeunes qui ne veulent peut-être pas franchir le pas d’un engagement complet pourront donner dix mois de leur vie au profit de la France et de ses intérêts. Cet engagement sera évidemment très valorisé dans un parcours professionnel. » En parallèle, le GRS-NO poursuivra son travail de proximité auprès des jeunes grâce aux Journées défense et citoyenneté (JDC), aux interventions dans les établissements scolaires et aux conventions conclues avec l’Éducation nationale. « On sème une petite graine. Un an, deux ans, trois ans après, peut-être qu’elle germera », sourit-il. Le Groupement de recrutement et de sélection Nord-Ouest accompagne les candidats à l’engagement dans plusieurs régions de l’ouest de la France grâce à son réseau de centres d’information et de recrutement. Pour son nouveau chef, une certitude demeure : le défi des prochaines années sera de continuer à attirer des jeunes prêts à servir, dans un contexte stratégique en pleine évolution.


