Alors que les banquets du Canon français doivent se tenir à Goven au château de Blossac, les 8 et 9 novembre, des habitants de Bruz ont décidé de répondre par un contre-événement festif et solidaire. Vendredi 7 novembre, ils organisent un fest-noz et un banquet ouvert à tous sur la plaine Yann-Fanch Kemener. Leur objectif est clair. Ils veulent dénoncer la diffusion de « valeurs d’extrême droite » derrière l’image conviviale revendiquée par le Canon français. « L’idée est de proposer une soirée populaire, joyeuse et accueillante » pour affirmer des valeurs d’ouverture et de tolérance », expliquent en substance les organisateurs.
Né il y a quatre ans, le Canon français met en avant des repas « dans un esprit de fête de village » et revendique plusieurs dizaines de milliers de participants en France. Mais en Ille-et-Vilaine, le mouvement suscite la méfiance, notamment à cause du soutien financier du milliardaire Pierre-Edouard Stérin, connu pour ses positions conservatrices. Une vingtaine d’élus du département ont déjà réclamé l’annulation des banquets. À Bruz, la majorité municipale a également pris position, dénonçant dans un communiqué « une idéologie réactionnaire » portée par l’événement, malgré les efforts de ses organisateurs pour afficher une neutralité politique. Tout le monde est le bienvenu pour venir danser, à partir de 17 h 30, plaine Yann-Fanch Kemener. Photo : Canon français.


