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TUÉ DEVANT LE BAR EL CUBANACAN : TROIS JOURS DE PROCÈS POUR CONNAÎTRE LA VÉRITÉ 

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À 38 ans, à compter de ce vendredi, Rodrigue Prince comparaît devant la Cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour assassinat, le 3 mars 2018, à Rennes. Placé sous mandat de dépôt le 6 mars, il est défendu par maître Jean Guillaume le Mintier, lors d’un procès très attendu par la famille de la victime.

Ce soir-là, il est trois heures du matin. Les policiers du commissariat de Rennes sont appelés en urgence devant le bar El Cubanacan (depuis fermé), avenue du 41e régiment d’infanterie. Arrivés sur les lieux, ils aperçoivent un homme gisant sur la chaussée et sérieusement blessé par balle au niveau du dos. 

Penchée sur lui, une femme tente un massage cardiaque. Elle est relayée immédiatement par les secours qui constatent, vingt minutes plus tard, la mort de la victime, Stéphane Phobère, âgé de trente ans. Dès le lendemain, les policiers mènent l’enquête. Ils recherchent le meurtrier, décrit comme costaud, avec des dreadlocks et Guyanais. 

J’ai voulu tirer dans sa jambe », aurait déclaré Rodrigue Prince. 

Interpellé trois jours après son méfait chez une amie, l’auteur Rodrigue Prince a reconnu les faits. « Il n’a pas eu d’intention criminelle », plaide son avocat. « Ce soir-là, il a croisé Stéphane par hasard. Une ultime provocation et des mots échangés dans et à l’extérieur du bar ont enclenché son passage à l’acte. Précédemment, mon client avait fait l’objet de multiples intimidations et agressions. Il avait manqué d’être blessé par arme à feu, quelques semaines avant le drame, au Gros Chêne, par un groupe dont faisait partie la victime. »

Devant la cour, l’avocat espère des réponses sur ce qui s’est passé avant, pendant et après les faits. « Je comptais beaucoup sur la reconstitution, mais à cause du covid, elle a eu lieu dans une salle d’audience du tribunal. »  Rodrigue Prince, maintes fois condamné, a-t-il prémédité son crime ? A-t-il voulu se venger et tuer ? Les experts balistiques et médico-légaux, les témoins de la scène pourraient contredire sa version des faits et mettre à mal sa défense. Réponse dans la journée de mardi, date à laquelle la cour d’assises devra se prononcer sur sa peine. 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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