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ROUTE DU RHUM : LUKE CROIT EN SA CHANCE

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Luke Berry, skipper malouin, repart à bord d’un nouveau Class 40 sur la Route du Rhum. Avec son bateau Lamotte-Module Création, dernière génération, entièrement construit en France, il vise les toutes premières places pour sa deuxième participation dans cette épreuve mythique en 2022. 

Depuis 2021, l’association « Le Rire médecin » vient habiller les voiles du bateau de Luke. Elle veut mettre en avant le travail remarquable des clowns qui s’occupent de faire rire les enfants hospitalisés. 

Né en Australie, de parents anglais, Luke Berry a débarqué en France à l’âge de 9 ans, à Saint-Briac, jolie commune en face de Saint-Malo. Il y grandit jusqu’à ce qu’il entreprenne ses études supérieures à Nantes (Polytech). Devenu ingénieur et responsable commercial à HydroOcéan, ce colosse de 1 m91, marié à la malouine Camille et père de Charly et Lou (5 et 3 ans) a depuis 2018 décidé de se consacrer entièrement à la course au large.

Accompagné par le groupe Lamotte et Module Création, ainsi que 20 autres entreprises partenaires.

Durant ces dernières années, le marin était dans le circuit des 6,50 (2e place sur la transat de 2015). En 2018, il fait construire un Class40 sur lequel il participe à la Route du Rhum. Loin d’être un néophyte, il multiplie les très beaux résultats et les nombreux podiums depuis maintenant quelques années. « Il a remporté la Fastnet Race en 2019 et la 3e place au championnat des Class40 en 2018 et 2021 », précise l’un des spécialistes de la course à voile de compétition. « Il a donc des chances de bien figurer lors de la Route du Rhum. »

Luke Berry a déjà participé à bien des courses de la saison 2022. « J’ai enchaîné les expériences sur de multiples supports. J’étais à bord d’un Mini 6.50 sur la Plastimo Lorient, d’un Open 7.50 sur le Spi Ouest France (une victoire). J’ai aussi enchaîné des entraînements en Class40 et en Figaro 3, une sortie de 24 heures à bord de l’IMOCA de Benjamin Ferré, de l’Ocean Fifty avec Thibaut Vauchel-Camus (Pro Sailing Tour à Bonifacio)… Sans compter toutes les autres activités nautiques comme le wingfoil ou le kitefoil. J’ai donc beaucoup navigué, mais maintenant, je vais pouvoir le faire sur mon propre bateau ! »

La Route du Rhum : course mythique

Mais c’est avec la mythique Route du Rhum qu’il tient à finir en beauté la saison 2022 pour l’ensemble de ses sponsors.  « J’ai la chance de disposer de partenaires sympas en plus. Jean-Marc Trihan (dirigeant de Lamotte) et Jean-François Hamon (Module Création) sont des grands navigateurs qui ont certainement plus de milles au compteur que moi. On va essayer de faire du mieux qu’on peut sur ce projet et avant tout d’en faire un bel outil de communication et un beau projet sportif. »

À bord de son nouveau bateau de compétition, dessiné par l’architecte Sam Manuard et construit au chantier JPS à la Trinité-sur-Mer, Luke Berry est en confiance.   « Je passais en moyenne deux jours par semaine au chantier. Les membres de mon équipe effectuaient également des visites très régulières », explique-t-il. « Étant donné le contexte lié au Covid, la pénurie de matières premières et le nombre de Class40 en construction, ce n’était pas simple de respecter les délais. Nous avons couru après les pièces du puzzle pour les assembler. Tout le monde a fait son maximum : le chantier, ma team, mes partenaires. »

Le gain en performances et en ergonomie espéré est considérable avec cette nouvelle version. « Sur le papier, ce bateau est beaucoup plus puissant, plus confortable, plus polyvalent et plus rapide que le modèle plus ancien », souligne Luke. « Il a une forme différente des autres Class40. Il est bien protégé, avec un super cockpit très refermé. Il ne faudra pas systématiquement mettre des cirés pour sortir régler les voiles. Avec mon précédent voilier, dans les conditions difficiles, je devais impérativement enfiler la combinaison étanche. »

Pour la bonne cause

Cette année, Luke Berry a l’ambition légitime de « jouer avec la tête de flotte des participants à la Route du Rhum ». Comme en 2021, il naviguera pour la bonne cause, à travers un soutien renouvelé à l’association Le Rire Médecin, dont la mission est de faire rire les enfants hospitalisés grâce à la venue de clowns professionnels dans les hôpitaux. Mais il disputera aussi pour la gagne. Lors du récent Championnat du monde de Class40 qui a réuni 17 équipages, Luke a embarqué trois marins de confiance à bord : Maxime Paul (qui a dessiné les voiles du bateau), Jean-François Hamon (dirigeant de la société Module Création) et Erwann Le Méné (un navigateur que Luke a connu sur la Mini-Transat). « Nous n’avions jamais navigué tous ensemble, mais je savais qu’ils seraient tous à l’aise à bord. Nous avions face à nous des concurrents qui maîtrisent bien leurs machines. L’objectif était surtout de découvrir, mais nous voulions aussi performer », explique Luke Berry.

Lors de la première manche, une course au large de 24 heures, l’équipage de Lamotte-Module Création a décroché la 5e place. Puis lors des parcours bananes, Luke et son équipage ont brillé, notamment grâce à de très bons départs, en remportant une victoire puis une 2e place. Résultat, l’équipage du Class40 Lamotte-Module Création a terminé à la 4e place au classement général, à seulement quelques points du podium. Puis, sur sa lancée, Luke Berry est monté sur la 7e marche du plateau dans sa catégorie, lors de la DRHeam Cup, après 4 jours et 6 heures et 57 minutes de course. « Notre bateau est solide et dispose d’un certain potentiel. J’ai beaucoup appris pendant ces épreuves et j’ai encore énormément à apprendre. Cela tombe bien, j’ai encore une course en solitaire en septembre : la 40 Malouine Lamotte et quelques sessions d’entraînements en octobre à Lorient. La Route du Rhum arrive à grands pas. »

Pour le skipper, cette 7e place à la DRHeam Cup est très encourageante. « J’essaie avant tout de partager et de faire suivre une belle aventure à tous les partenaires du projet.  Je suis gonflé à bloc pour cette course mythique dont j’ai rêvé étant jeune. Je vais accomplir ma tâche du mieux que je peux, je vais m’arracher, mais je n’oublie pas que la barre est haute et pouvoir tenir tête à de si talentueux marins, c’est déjà incroyable ! » Luke a repris le chemin du bateau en organisant des sorties pour ses partenaires à Saint-Malo. Il attend avec impatience le départ de la course le 6 novembre prochain.

 

 

 

 

 

 

 

 

Luke Berry à droite sur la photo), skipper malouin, repart à bord d’un class 40 sur la route du Rhum. Avec son bateau Lamotte-Module Création, dernière génération, entièrement construit en France, il vise les toutes premières places pour sa deuxième participation dans cette épreuve mythique en 2022. 

Né en Australie, de parents anglais, Luke Berry a débarqué en France à l’âge de 9 ans, à Saint-Briac, jolie commune en face de Saint-Malo. Il y grandit jusqu’à ce qu’il entreprenne ses études supérieures à Nantes (Polytech). Devenu ingénieur et responsable commercial à HydroOcéan, ce colosse de 1 m91, marié à la Nazairienne Camille et père de Charly (un an au compteur), a depuis cette année décidé de se consacrer entièrement à la course au large.

Accompagné par Lamotte-Module Création

Durant quatre ans, le marin était dans le circuit des 6, 50 (2e place dans la transat de 2015). Depuis 2018, il navigue sur le class40 Lamotte — Module Création. Loin d’être un néophyte, il multiplie les très beaux résultats et les nombreux podiums depuis maintenant quelques années. « Il a remporté la Fastnet Race en 2019 et la 3e place au championnat des Class40 en 2018 et 2021 », précise l’un des spécialistes de la course à voile de compétition. « Il a donc des chances de bien figurer lors du Rhum. »

Accompagné par le groupe Lamotte et Module Création ainsi que 20 autres sponsors, Luke Berry a déjà participé à bien des traversées de la saison 2022. « J’ai enchaîné les expériences sur de multiples supports. J’étais à bord du Mini 6.50 sur la Plastimo Lorient, d’un Open 7.50 sur le Spi Ouest France (une victoire). J’ai aussi enchaîné des entraînements en Class40 et en Figaro 3, une sortie de 24 heures à bord de l’IMOCA de Benjamin Ferré, de l’Ocean Fifty avec Thibaut Vauchel-Camus (Pro Sailing Tour à Bonifacio)… Sans compter toutes les autres activités nautiques comme le wingfoil ou le kitefoil. J’ai donc beaucoup navigué, mais maintenant, je vais pouvoir le faire sur mon propre bateau ! »

Le Rhum : course mythique

Mais c’est avec la mythique Route du Rhum qu’il tient à finir en beauté la saison 2022 pour l’ensemble de ses mécènes.  « J’ai la chance de disposer de partenaires sympas en plus et des sponsors. Jean-Marc Trihan (dirigeant de Lamotte) et Jean-François Hamon (Module Création) sont des grands navigateurs qui ont certainement plus de milles au compteur que moi. C’est la première fois que je vais partir en solitaire sur un bateau comme cela. On va essayer de faire du mieux qu’on peut sur ce projet et avant tout d’en faire un bel outil de communication et un beau projet sportif. »

À bord d’une embarcation de compétition, réalisée par l’entreprise JPS, Luke Berry est en confiance.   « Je passais en moyenne deux jours par semaine au chantier. Les membres de mon équipe effectuaient également des visites très régulières », explique-t-il. « Étant donné le contexte lié au Covid, la pénurie de matières premières et le nombre de Class40 en construction, ce n’était pas simple de respecter les délais. Nous avons couru après les pièces du puzzle pour les assembler. Tout le monde a fait son maximum : le chantier, ma team, mes partenaires. »

Le gain en performances et en ergonomie espéré est considérable avec cette nouvelle version. « Sur le papier, ce bateau est beaucoup plus puissant, plus confortable, plus polyvalent et plus rapide que le modèle plus ancien », souligne Luke. « Il a une forme différente des autres Class40. Il est bien protégé, avec un super cockpit très refermé. Il ne faudra pas systématiquement mettre des cirés pour sortir régler les voiles. Avec mon précédent voilier, dans les conditions difficiles, je devais impérativement enfiler la combinaison étanche. »

Pour la bonne cause

Cette année, Luke Berry a l’ambition légitime de « jouer avec la tête de flotte du Rhum ». Comme en 2021, il naviguera pour la bonne cause, à travers un soutien renouvelé à l’association Le Rire Médecin, dont la mission est de divertir les enfants hospitalisés grâce à la venue de clowns professionnels dans les cliniques. Mais il disputera aussi pour la gagne. Lors du récent Championnat du monde de Class40 qui a réuni 17 équipages, Luke a embarqué trois marins de confiance à bord : Maxime Paul (qui a dessiné les voiles du bateau), Jean-François Hamon (dirigeant de la société Module Création) et Erwann Le Méné (un navigateur que Luke a connu sur la Mini-Transat). « Nous n’avions jamais navigué tous ensemble, mais je savais qu’ils seraient tous à l’aise à bord. Nous avions face à nous des concurrents qui maîtrisent bien leurs machines. L’objectif était surtout de découvrir, mais nous voulions aussi performer », explique Luke Berry.

Depuis 2021, l’association « Le Rire médecin » vient habiller les voiles du bateau de Luke. Elle veut mettre en avant le travail remarquable des clowns qui s’occupent de faire sourire les enfants hospitalisés. 

Lors de la première manche, l’équipage de Lamotte-Module Création a décroché la 5e place. Lors des parcours bananes, Luke et son équipage ont brillé, notamment grâce à de très bons départs, en remportant une victoire puis une 2e place. Résultat, l’équipage de Lamotte-Module Création a terminé à la 4e place au classement général, à seulement quelques points du podium. Puis, sur sa lancée, Luke Berry est monté sur la 3e marche du plateau dans sa catégorie, lors de la DRHeam Cup, après 4 jours et 3 heures de course. « Cette dernière course avant la Route du Rhum — Destination Guadeloupe est très prometteuse. Notre bateau solide dispose d’un certain potentiel. J’ai beaucoup appris pendant cette épreuve et j’ai toujours énormément à apprendre. Cela tombe bien, j’ai encore quelques sessions d’entraînements en septembre à Lorient. La Route du Rhum arrive à grands pas. »

Pour le skipper, cette 3e place à la DRHeam Cup est très encourageante. « J’essaie avant tout de partager et de faire suivre une belle aventure à tous les partenaires du projet.  Je suis gonflé à bloc pour cette course mythique dont j’ai rêvé étant jeune. Je vais accomplir ma tâche du mieux que je peux, je vais m’arracher, mais je n’oublie pas que la barre est haute et pouvoir tenir tête à de si talentueux marins, c’est déjà incroyable ! » Luke a mis son bateau en chantier « pré-rhum » à la Trinité-sur-mer où le navire a vu le jour il y a plusieurs mois. Il attend avec impatience le départ le 6 novembre prochain.

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jean-christophe collet

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