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REDÉCOUVRONS RENNES : L’UN DES PLUS GRANDS CAVEAUX DU CIMETIÈRE DE L’EST ABRITE LA DERNIÈRE DEMEURE D’ALCIDE MACÉ

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Dans le cimetière de l’Est, non loin du carré militaire, il est une sépulture pour le moins impressionnante qui abrite le corps du regretté Alcide Macé (1862-1939). Mais qui est cet homme-là ? Alcide était un latiniste de la pure espèce. Il enseigna à la faculté de Lettres pendant 42 ans et fut en son temps une sommité de la littérature latine. 

Né à Rennes le 6 novembre 1862, Alcide vécut un temps à Buenos-Aires en Argentine (pays de sa mère). Mais c’est à Rennes qu’il étudia au lycée, décrochant le prix d’honneur de philosophie. Avec un tel bagage, le provincial se retrouva au lycée Louis-le-Grand, à Paris, dans la classe de Rhétorique Supérieure où il remporta le prix d’honneur de version latine  en 1880. 

En 1884, le jeune homme était admis à l’école normale supérieure et en 1887, il se classait second à l’Agrégation des Lettres.  Latiniste hors-pair, le Rennais fut nommé membre de l’école française de Rome en 1887 où il étudia de nombreux manuscrits anciens et fréquenta assidûment la bibliothèque vaticane. Après avoir écrit trois publications, il revient en 1891 à la faculté de Rennes et en 1900 il soutenait une thèse sur le polygraphe Suétone. Il devint professeur de la chaire de littérature latine le 16 avril 1920 et prit sa retraite en juin 1933.

Notre université bretonne et la faculté des Lettes de Rennes peuvent s’enorgueillir de compter parmi leurs maîtres les plus remarqués un savant dont l’enseignement fut fécond, un des latinistes les plus distingués dont les travaux font autorité dans la France entière, un homme soucieux d’accomplir son devoir d’état.” Ouest-Eclair 

Alcide Macé perdit un fils (Octave) durant la première guerre mondiale qui était l’un des plus brillants étudiants de la faculté de Droit de Rennes. Il n’a absolument rien à voir avec Jean Macé, fondateur de la Ligue de l’enseignement, pédagogue et franc-maçon qui a donné son nom à un lycée rennais. Il est décédé le 21 janvier 1939. “Il ne s’accommoda jamais du médiocre et contribua à maintenir très haut dans la faculté des Lettes, le niveau des études latines”, dit de lui le recteur de l’Académie, Monsieur Galletier. Pour en savoir plus, c’est ici

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jean-christophe collet

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