Le moment est crucial pour le REC Volley. Sur le terrain, il vit l’une des plus belles saisons de son histoire. L’équipe féminine est aux portes d’une montée en Ligue A, tandis que l’équipe masculine a assuré son maintien en Ligue B. Mais en coulisses, l’inquiétude grandit, à quelques jours d’échéances décisives devant les instances de contrôle de gestion (DNACG). le silence de la Ville de Rennes sur ses intentions de financement bloquerait l’ensemble du projet.
«Nous portons un projet ambitieux de promotion du volley, du loisir à l’élite. Mais aujourd’hui, le club ainsi que nos joueuses et joueurs bataillent avec un budget d’une seule équipe de Ligue B alors que les deux équipes évoluent en deuxième division nationale », expliquent les dirigeants bénévoles. «Sans confirmation d’une augmentation, équitable et basée sur des critères sportifs, de la subvention, les dossiers de gestion ne pourront être déposés (échéances des 15 et 30 avril).»
Le club est limité dans les recrutements pour la saison prochaine, faute de visibilité.
Sans garantie financière, le REC Volley ne pourra pas non plus maintenir son fonctionnement actuel pour aucune de ses deux équipes. Il mettra en péril, à très court terme, son statut de club professionnel. Cette situation ne date toutefois pas d’hier. Dès décembre, le REC Volley avait déjà alerté sur la fragilité de son modèle en lançant une campagne de dons avec un objectif de 150 000 euros, à l’occasion de ses 80 ans et dans le cadre de son projet « REC Volley 2030 ».
Comme beaucoup de clubs professionnels, le club fait face à une équation complexe : baisse des dotations, difficulté à attirer des sponsors, exigences sportives accrues, coûts d’infrastructures et de déplacements. L’avenir du REC Volley dépend désormais d’une réponse rapide et claire de la Ville de Rennes. Entre ambition sportive et réalités économiques, le club joue bien plus qu’une saison : il joue sa place durable au plus haut niveau.


