CECI EST UN TEST 1
Actualités

ÉCLAIRAGE PUBLIC :  LE CHOIX CORNÉLIEN ENTRE LA RÉDUCTION D’ÉNERGIE OU LA SÉCURITÉ

test2

Depuis le 1er janvier 2017, l’éclairage public est sous la responsabilité de Rennes Métropole. Parfois vétuste, obsolète, il a besoin d’un coup de jeune pour éviter les pannes, diminuer les consommations d’énergie et remplacer les installations lumineuses trop polluantes. La semaine passée, il a enfin bénéficié d’un sérieux coup de pouce pour rénover son patrimoine (27 millions d’euros votés par le conseil métropolitain).

Une commande centralisée de l’éclairage public sera mise en place dans les prochaines années.”, assure Rennes Métropole.

Au-delà de 2025, la métropole prévoit 100 % de led pour nos lanternes (actuellement 15 % uniquement de l’agglomération).  Mais ce n’est pas tout…11 000 points lumineux (sur les 81 000 que compte le territoire) seront remplacés  sur plus de 900 sites dans l’ensemble de la Métropole. “Dans un objectif d’efficacité, il s’agit d’intervenir en priorité sur les équipements obsolètes et/ou générant des pollutions lumineuses, difficiles à entretenir, vétustes et énergivores et en coordination avec les travaux de voirie programmés”, convient Rennes Métropole. 

Pour Rennes Métropole, l’objectif est de diminuer de 40 % la consommation d’énergie en 2030. “Des mesures complémentaires seront engagées dans d’autres communes. Elles consistent principalement à réduire les amplitudes horaires du fonctionnement de l’éclairage public, voire d’éteindre totalement sur la période estivale, entre juin et août. Cette extinction est déjà pratiquée par 18 communes sur les 43 que compte la Métropole.” 

D’ores et déjà, le groupe Agir Pour La Métropole soutient la démarche de rénovation du patrimoine d’éclairage public de la métropole afin de réduire les pannes et de répondre aux exigences du Plan Climat Air Énergie. Mais il s’inquiète pour les personnes handicapées ou encore vieillissantes au regard des extinctions et réductions programmées de la lumière. “Si, sur un même territoire nous sommes égaux face à la lumière naturelle, nous le sommes moins face à la lumière artificielle. Une politique d’éclairage public inadaptée risque de plonger une partie de la population dans une situation de handicap comme les personnes malvoyantes ou personnes âgés.”

L’insécurité est un problème à Rennes, mais il n’est pas forcément lié à l’éclairage”,  assure une Rennaise. 

Un point de vue partagé par le Rennais Jean-François, victime de la maladie d’Usher. “Je ne conduis plus la nuit”, explique-t-il. “En ville, je m’aventure aussi de moins en moins, faute d’éclairage public. Une plaque d’égout, un poteau de stationnement, un trottoir, tout devient problématique pour moi dès la tombée de la nuit. ” Mais il n’est pas le seul  à s’interroger sur la réduction de l’éclairage.  “Le soir, dans notre rue (quartier périphérique de Rennes), les lumières sont éteintes”, explique une  mère de famille. “Ma fille étudiante rentre parfois tard. Elle ne se sent pas du tout en sécurité. Je préfère donc aller la chercher en voiture. Résultat, je pollue…mais je sécurise ma progéniture.” Un sentiment relayé par Charles Compagnon, lors du dernier conseil métropolitain. “Les Français sont 90% (selon une étude menée par HEC) à relier défaut d’éclairage public et sentiment d’insécurité. Et malheureusement, là encore nous sommes encore inégaux face à cette situation en fonction de notre âge, notre condition physique, notre sexe ou tout autre critère discriminant. “

Infos + : “Si dans le monde d’avant l’automobiliste assurait lui-même sa sécurité lumineuse à l’aide de ses phares, le piéton et le cycliste ne le peuvent pas. Ils peuvent tout au mieux avoir un éclairage qui leur permet d’être vu plus que de voir. Une attention particulière en matière d’éclairage public doit être apporté et plus spécifiquement encore sur les zones de croisement avec une voie de circulation automobile.”

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

Pour tout contact. 06 75 37 16 66

Laisser un commentaire