Une fois par an, Rennes se réveille au rythme des baskets, battant le pavé humide (voir notre autre article). Elle enfile ses maillots multicolores, ses chaussettes blanches et ses shorts moulants. Dans la tiédeur automnale, sous le ciel griseux, les coureurs du dimanche s’envolent à la recherche d’exploit uniquement personnel. Ils détendent leurs mollets, crispent leurs visages. Au bout de leurs parcours, les coupes pour les uns, la sueur et la satisfaction pour tous.
Sur 10 kilomètres, c’est Valentin Poulin qui, le premier, a mordu la ligne d’arrivée en 30 minutes et 38 secondes. Il laisse derrière lui Gwen Duval, à 4 petites secondes, suivi de près par Pierre Couzinier en 30’58. Fermant la marche, Éloi Ramette termine bon dernier en 1 h 53’44. Chez les femmes, Agathe Guillemot, que l’on avait laissée quelques mois plus tôt au Stade de France, en finale du 1 500 mètres olympique, s’élançait sur un 10 kilomètres. Elle a fait honneur à son nouveau terrain de jeu. « Ici à Rennes, on trouve vite ses repères, c’est un peu comme au Stade de France », expliquait-elle chez notre confrère Ouest-France.
La coureuse n’a pas seulement relevé le défi, elle a fait mieux. En 34’02, elle inscrit son nom au palmarès de Tout Rennes Court, en s’offrant le record du parcours. Zoé Marques (36’08) et Léna Guegan (38’11) n’ont pu que s’incliner face à la Rennaise, dont la détermination était aussi solide que ses foulées.

Le semi-marathon fut matinal. Hamza El Ouardi, prince des pavés rennais ce jour-là, s’est élancé comme un bolide, franchissant les 21,097 kilomètres en 1 h 7’54. Derrière lui, Alexis Guerot a tenté de suivre. Mais devant la régularité métronomique de son rival, il termine à une honorable deuxième place avec un temps de 1 h 8’18. Quant à Giovanni Betin, il a pris la troisième marche du podium en 1 h 9’15. Mais la véritable héroïne de ce semi-marathon est sans doute Camille Chevestrier, dernière avec un temps de 3 h 4’59. Là où d’autres auraient renoncé, elle a persévéré !
Du côté des dames, la compétition n’a pas été moins ardue. Anaïs Chevrier a franchi la ligne en 1 h 18’02, avec l’aisance d’une championne. Derrière elle, Laure Bertrand n’a cédé que 40 petites secondes, tandis que Fanny Malagré complétait ce podium féminin en 1 h 19’24. Sur 5 kilomètres, Teo Banini (14’23), termine premier devant Ewen Toulgoat (14’25). Chez les femmes, Lucas Adeline (16’15) devance Zoé Marques (17 « 20) qui avait fini deuxième aussi du semi-marathon. Voir les résultats.


