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POLICIÈRE AGRESSÉE LORS DE LA MANIF DU 22 MAI : “J’AI EU TRÈS PEUR”

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Ce jour-là, le mardi 22 mai 2018, Emmanuelle, policière, voulait manifester comme tout le monde. Elle voulait protester contre le manque de moyens dans la police et contre la remise en cause du statut spécial des policiers. Ce jour-là, elle était une fonctionnaire comme une autre dans une manifestation.

“Avec banderoles et drapeaux, nous nous sommes dirigés vers le rassemblement intersyndical place Charles De Gaulle pour soutenir l’ensemble de la fonction publique”, explique son collègue Frédéric Gallet, responsable du syndicat Alliance Police Nationale. Mais une bande de jeunes en a décidé autrement dans le défilé. “Avant le départ, on a été pris à partie verbalement puis physiquement”, se souvient la jeune femme du syndicat Alliance Police. “Ils ont arraché de mes mains notre drapeau.”

                                Pris au piège

Rien de tel pour agacer la jeune femme. “J’ai voulu le récupérer.” Courageusement, selon les dires d’un de ses collègues, elle a tenté de récupérer son bien. “C’est là où j’ai été molestée, frappée au bras et insultée. J’ai eu peur. Les plus virulentes étaient deux jeunes femmes ! Ils criaient tous : tout le monde déteste la police.” La jeune femme et ses collègues se retrouvent pris au piège. “C’était très impressionnant”, se souvient-elle. “Insultes, slogans “anti-flics”, violences, ce groupe nous a contraint à quitter la manifestation. L’intervention de nos collègues a été nécessaire pour préserver notre intégrité physique”, ajoute son collègue.

Quelques jours après cet événement, elle était encore choquée. “Je ne comprends pas cette haine à notre égard. A Rennes, on est face à un groupe d’activités très violents, soutenus par un représentant syndical très connu pour ses prises de position anti-flics. On leur laisse parfois trop de libertés alors que nous avons les moyens d’intervenir” Un sentiment partagé par son alter-ego, Frédéric. “La catégorie sociale professionnelle que nous représentons est stigmatisée, agressée verbalement et physiquement pour le seul fait d’appartenir à la police nationale.”

                        Outrage et entrave à la liberté de manifester

De la justice, Emmanuelle en attend beaucoup. Cette semaine, les trois prévenus interpellés durant la manifestation ont comparu devant le tribunal correctionnel pour outrage et entrave à la liberté de manifester envers des membres du syndicat de Police Alliance. Le parquet a demandé des peines de quatre et six mois avec sursis, des travaux d’intérêt général et des stages de citoyenneté. Délibéré le 17 juillet prochain. Pour en savoir plus : lire l’article du journal Ouest-France et la position du site alternatif Expansive info défenseur des trois prévenus. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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