Portée par des sociétés privées, l’opération prévoit la construction d’un hangar photovoltaïque accompagné de plusieurs terrains de padel, boulevard de Dezerseul, à Cesson-Sévigné. Mais cet équipement suscite l’inquiétude de riverains du parc de Grippé, situés à plus une centaine de mètres. Bruit, circulation, sécurité : ils dénonçent un projet mal encadré et potentiellement nuisible.
Mais le tribunal n’a pas été convaincu dans son jugement rendu le 8 avril dernier. Pire pour les requérants : leurs arguments n’ont même pas été examinés en détail, faute d’intérêt à agir. «La copropriété se situe à 110 mètres du projet en litige», explique le juge des référés. «Elle est séparée par la Vilaine et de rangées d’arbres à feuilles caduques qui limite fortement les incidences sur la vue depuis la copropriété.»
Sur la question sensible du bruit, le coup est rude. L’étude avancée par les riverains portait en réalité sur le pickleball, un sport proche mais distinct du padel. De leur côté, les porteurs du projet ont mis en avant des recommandations évoquant une distance minimale de 100 mètres pour limiter les nuisances. Un argument que le juge a suivi.
L’affaire n’est toutefois pas totalement terminée. Un recours sur le fond est toujours en cours. Mais à ce stade, le projet de padel marque un point décisif. C’est un revers net pour les opposants au projet de terrains de padel à Cesson-Sévigné.


