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OUVERTURE DE LA LIGNE B DU MÉTRO : CELA RAME DUR !

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Pas de chance, l’inauguration de la ligne B du métro n’est pas pour demain. ” Je l’imagine en 2022 pour fêter en même temps les 20 ans de la construction de la ligne A et le lancement de la ligne B”, explique un proche du dossier. Mais du côté de la communication de la Semtcar (Société d’économie mixte des transports collectifs de l’agglomération rennaise), le service n’infirme, ni ne confirme l’annonce. “Je n’ai eu aucune information de cette nature”, expliquait l’un des chargés de com’ en février 2021.

On marche sur des œufs

Dans ce dossier compliqué et très “politique”, difficile de savoir quoi que ce soit. « “C’est comme pour l’implantation d’Amazon…On marche sur des œufs quand ce sont des affaires de gros sous. Tout cela est décidé en hauts lieux.” Un fait certain, l’inauguration n’aura pas lieu en juin prochain, comme prévu initialement. Nathalie Appéré, maire et présidente de Rennes Métropole, l’a fait savoir au journal Ouest-France, taclant au passage l’entreprise Siemens, constructeur de rames de métros et concepteur du dispositif. “Siemens a réclamé un nouveau délai de livraison à l’automne », explique le journal, visiblement informé par la municipalité. “Un échange tendu s’en est suivi entre le constructeur et la présidente de Rennes métropole, alors que la totalité des quinze stations sont prêtes depuis décembre dernier. La métropole rennaise ne digère pas ce nouveau retard, qui ne serait pas entièrement imputable à la crise sanitaire. La responsabilité de Siemens dans la gestion du chantier serait également en cause.”

En donnant l’information en primeur au quotidien Ouest, la présidente-maire, en fine politicienne, veut éviter la “bronca” de l’opposition. Elle devance les éventuelles critiques des leaders de la droite et d’En Marche. “Carole Gandon ou encore Charles Compagnon auraient pu mettre en avant le refus municipal d’organiser le départ du tour de France en raison des festivités de l’ouverture de la ligne B… . Mais là en pointant du doigt les dysfonctionnements des entreprises, elle échappe au feu roulant des critiques.”

L’effondrement du magasin Noz après le passage du tunnelier, la Covid, le séchage du béton du viaduc ou encore les allers-retours du matériel roulant en Autriche peuvent aussi expliquer les retards…”

Dans un tel dossier où l’argent public (donc celui des contribuables) finance à tour de bras les chantiers du futur métropolitain, la transparence ne semble pas toujours de mise. Elle permettrait pourtant de rendre des comptes aux citoyens et de faire taire les rumeurs (ou non) les plus folles. Il y a peu, les agents de Kéolis riaient sous cape sur la lenteur du chantier. “Ils ont fait une erreur dans le calcul de la charge des passagers du métro à hauteur du viaduc et de la station Via Silva”, ironisait l’un d’eux. “Résultat, il faudra renforcer la structure de la station et les courbes de l’ouvrage et cela engendra donc du retard.”

Qu’en sera-t-il en revanche des indemnités versées par Siemens au maître d’ouvrage dans le cas où sa responsabilité serait engagée ? Il faudra notamment couvrir les frais liés au retard du chantier ou encore à la circulation non prévue des bus jusqu’à l’ouverture du métro…

Dans le même temps, certains osaient avancer que deux rames ne peuvent pas circuler en même temps sur le viaduc… “Ces informations sont très étonnantes”, répondait le service de la com. “Le viaduc est prévu pour accueillir à terme des triplets (rames de 3 voitures) remplis de voyageurs et il n’y a aucune erreur de calcul. Les tests réalisés en 2019 ont été parfaitement conformes aux prévisions. Certes, des réserves ont été faites en décembre avant la réception des ouvrages. Mais ces finitions n’empêchent pas de réceptionner ni de faire fonctionner le tout. Elles doivent être réalisées par les entreprises dans un délai contractuel. A ce jour, environ 70% de ces réserves ont été levées, dans un déroulement normal.”  La ligne B où une première rame a circulé en janvier 201 devait ouvrir au printemps 2020, puis le 21 décembre 2020, puis en juin 2021, puis désormais en décembre 2021 (selon le journal local). Ce chantier est estimé à 1, 2 milliards d’euros. Interrogé par nos soins, Siemens n’a pas souhaité nous répondre. 

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jean-christophe collet

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