Dans notre région, le sens de la famille est profondément ancré. On aime les grandes réunions et les soirées festives où l’on retrouve le cousin d’Amérique, le grand-oncle de Paris, le beau-frère parti faire fortune et la grand-mère. Ces retrouvailles, souvent appelées « cousinades », sont l’occasion de franches rigolades. On y croise l’oncle à la mode de Bretagne (cousin germain du père ou de la mère) ou la tante à la mode de Bretagne (cousine germaine). Mais, cessons les énumérations, elle risque fort d’embrouiller les esprits. Dans le Grand ouest, le terme « cousin à la mode de Bretagne » désigne avant tout un parent éloigné, parfois très éloigné, que l’on invite par affinité plus que par lien familial. Bref, en Bretagne, nous serions tous un peu cousins ! Pour l’anecdote, les Bretons tenteront de se souvenir des parentés à la mode bretonne. Un neveu ou une nièce à la mode de Bretagne est le fils ou la fille d’un cousin germain ou d’une cousine germaine ; un cousin ou une cousine à la mode Bretagne est le fils ou la fille d’un cousin germain ou d’une cousine germaine du père ou de la mère. Inutile de poursuivre, vous avez compris… On dit qu’en Bretagne, il ne pleut pas, c’est juste un crachin ! Editions Ouest-France par Jean-Christophe Collet.


