À quelques semaines des échéances municipales, Thomas Rousseau, candidat républicain à Rennes, a proposé les grandes orientations culturelles de son programme, entouré de ses colistières Aïda Diene et Élisabeth de Brye. Il veut présenter aux Rennais une autre facette de son projet, loin des questions de sécurité et économique.
Première idée mis en avant : la création d’un festival des musiques du monde, baptisé Océans Festival. « Rennes a besoin de nouveautés », explique Aïda Diene. « La ville doit sortir d’un format répétitif, connu depuis des années. La culture ne doit pas se cantonner dans Rennes intramuros. Elle doit se tourner vers une partie de la population qui en est éloignée. »
Dans cette logique, l’équipe souhaite mettre en place un conseil culturel à composition mixte, réunissant institutions, associations, artistes, citoyens et élus. « Aujourd’hui, la décision est détenue dans les mains de quelques-uns», estime Aïda Diene. « L’objectif, c’est de demander à tous les Rennais leur avis et de recréer un lien entre les artistes et la population. »
Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de démocratie locale. « Notre liste prévoit la mise en place d’un Conseil de la culture, le renforcement des conseils de quartiers, et une plus grande transparence dans l’attribution des subventions. Il faut redonner la parole aux Rennais. »
Troisième pilier du projet culturel : la création d’un tiers-lieu emblématique,. Inspiré notamment de la Friche Belle de Mai à Marseille ou du site des Capucins à Brest, cet endroit ne viendrait pas remplacer l’existant. « Ce sera un véritable espace de co-création artistique, ouvert aux habitants, avec un lien vers les métiers de la culture », précise Aïda Diene.
Pour l’heure, l’emplacement reste à l’étude et fera l’objet d’une concertation citoyenne. « Nous défendons l’idée d’un tiers-lieu aux usages multiples, distinct des équipements actuels, avec des commerces privés, des espaces de coworking pour les artistes. Aujourd’hui, ça n’existe pas», souligne la colistière. Des assises culturelles sur quatre jours sont également envisagées, avec une journée dédiée aux quartiers prioritaires.


