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MÉDÉE AU TNB : RÉÉCRITURE ENIVRANTE, MISE EN SCÈNE DÉCEVANTE

Ecrit par Edwin Le Rouzic
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Sur la scène de la salle Serreau au Théâtre national de Bretagne, Jean-René Le Moine reprend la tragédie d’Euripide dans un poème qu’il déclame tout seul sur scène. Si pendant une heure et vingt minutes, le texte nous emporte, la mise en scène laisse perplexe.

Dans la pénombre, une voix surgit avant que la scène ne s’éclaire. Médée, interprétée par Jean-René Lemoine sous une forme androgyne,  nous fait face, derrière un micro. Entourée d’un carré lumineux et accompagnée d’un musicien, elle raconte son exil, sa passion folle pour Jason, sa trahison, ses infanticides.

Réécrite par le comédien sous la forme d’un poème ou encore d’un opéra, parfois de manière “trash”, la tragédie évoque l’inceste de Médée avec son frère Absyrthe ou encore les orgies à Corinthe. Son écriture est belle et les phrases sonnent comme des regrets. “Mon visage est intact mais je n’ai plus d’âme”, déclame Jean-René Lemoine.

Le comédien nous entraine dans le monde de Médée. Mais, si le “phrasé” est beau et nous lie au personnage, la mise en scène manque de cohérence (éclairage difficile à comprendre, costumes loin d’être idoines, décoration sans expression). Saluons tout de même la performance de l’auteur-comédien-metteur en scène qui, pendant la durée de la pièce, déclame son texte sans fausse note et nous entraîne dans l’univers difficile de l’exil et de l’abandon.

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Edwin Le Rouzic

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