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MAISON ODORICO : UN ÉLU AURAIT AIMÉ QUE LA VILLE S’EN PORTE ACQUÉREUR

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Lors du dernier conseil municipal de Rennes, le conseiller municipal Antoine Cressard (En Marche) est revenu sur “une occasion ratée”. “Lors de la vente de la maison de la famille Odorico, située rue Joseph Sauveur, la ville aurait pu préempter ce bien qui va finalement devenir un restaurant (ce qui est en soi très bien). Espérons que cette occasion manquée ne soit qu’un mauvais concours de circonstance et ne devienne pas l’illustration d’une politique patrimoniale et muséale étriquée”, explique-t-il. 

A la différence de la ville, Antoine Cressard y aurait aimé un musée Odorico, autour de l’art de la mosaïque qui est une originalité du patrimoine architectural rennais. “Certes, ajoute-t-il, le musée de Bretagne a réalisé en 2009 une exposition sur Odorico et l’office du tourisme organise depuis quelques années des balades pour découvrir ses œuvres dans la Ville. Mais, vu le succès de ces promenades ainsi que la vente des ouvrages sur cet artiste, la politique patrimoniale de la ville manque réellement d’ambition et n’est pas à la hauteur d’une des personnalités symboliques de Rennes. Un artiste dont le Stade Rennais a su rendre, lui, un hommage à la hauteur de son talent en se dotant d’un maillot inspiré de l’œuvre d’Odorico.”

Quand l’acquisition d’un bien pour permettre une activité muséale, culturelle ou sociale est possible, nous n’hésitons pas à nous en saisir.” Marc Hervé.

En réponse, Marc Hervé, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, milite pour la “pérennité”  du bien dans le temps. “Nous ne pouvons pas nous saisir de tous les patrimoines. Cela nécessite des moyens, des euros”, assure l’élu. “Le projet porté par des acteurs économiques dans ce lieu a un intérêt tout particulier. Il va rendre public la Maison : les Rennais pourront y accéder et profiteront de sa mise en valeur. Nous préférons donc une vision dynamique du patrimoine loin parfois du conservatisme.” 

La Maison Odorico fut le premier siège de l’entreprise familiale des mosaïques Odorico. Elle fut entièrement conservée par son ancienne propriétaire et demeure aujourd’hui le lieu le plus emblématique du talent et savoir-faire d’Isidore Odorico. En face de la mairie, un escalier Odorico (fermé aujourd’hui au public), reliant le Picca et la rue en contrebas, est en attente de réouverture et surtout de réhabilitation. 

LA MAISON ODORICO S’APPELLERA LA BRETONE !

 

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jean-christophe collet

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