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POUR LA SÉCURITÉ DES RENNAIS ; DES POLICIERS MUNICIPAUX, UNE BRIGADE “INCIVILITÉ” ET DES RAPPELS À L’ORDRE POUR LES PLUS JEUNES

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Le conseil municipal de Rennes du lundi 13 septembre a adopté la nouvelle Stratégie territoriale de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (STSPD) pour la période 2021-2026 (présentée par Lénaïc Briéro). Derrière ces grands mots se cache la politique sécuritaire de la ville élaborée en concertation avec l’État, Parquet, Département, acteurs institutionnels et associatifs. 

On passera bien vite sur la philosophie du document pour cerner les principales mesures. La ville va recruter 40 policiers municipaux supplémentaires d’ici à 2022 ; étendre leurs horaires d’intervention en soirée les fins de semaine et le dimanche ; créer une équipe dédiée à la lutte contre les incivilités et adapter son dispositif de vidéoprotection, en lien étroit avec la Direction Départementale de la Sécurité Publique et les services de la Justice. 

Contre la délinquance juvénile (stupéfiants, bagarre…), la ville va développer les rappels à l’ordre auprès des enfants âgés de 9 à 13 ans, en partenariat avec le Parquet et l’Éducation Nationale. Mais pas seulement…la ville compte développer le dispositif de médiation à l’école (5ème poste en lien avec la Cité éducative du Blosne et soutenir le développement d’actions de prévention. Elle espère aussi accompagner les parents au travers de groupes de paroles et de conférence. 

“Si la méthode est intéressante : partir du recueil de la volonté des habitants pour construire une politique, le résultat est décevant et n’est pas à la hauteur de l’enjeu”, explique la conseillère municipale de l’opposition, Anaïs Jehanno (droite et centre-droit). “La stratégie définie reprend les mesures déjà énoncés sans aller plus loin, elle est une reprise de la précédente politique 2015-2020. Elle met en avant uniquement l’augmentation modeste du nombre de policiers municipaux et ne sort pas du seul prisme de la médiation.”

“Où est l’ambition ?”, s’interroge-t-elle. “Si Rennes n’est pas encore Marseille, il convient de mettre en œuvre une politique volontariste, ambitieuse tant financièrement que politiquement. Des exemples existent tels la ville de Cannes, des outils existent. Si le sujet est complexe et ne se traite pas par des discours, il est temps de passer aux actes. Je pense aux victimes et aux plus fragiles qui subissent toujours les faits suivants et notamment aux femmes, qui sont au cœur de vos préoccupations.” 

Je ne doute pas qu’une solution puisse être trouvée pour les agents de la police nationale, à qui l’on refuse des stationnements près du commissariat pour leurs véhicules personnels pendant l’exercice de leurs fonctions. 

Moins critique, Carole Gandon (En Manche) trouve à redire toutefois  sur l’absence de création d’une brigade nocturne au sein de la Police Municipale. “Cette brigade était pourtant l’une de vos promesses de campagne. En lieu et place, vous évoquez désormais des « patrouilles nocturnes » qui seront effectuées par tous les agents par roulement. Nous y voyons une dégradation de la qualité et de l’impact de cette mesure, tout comme une atteinte à la qualité de vie au travail des agents, contraints d’alterner en rythme diurne et nocturne.” En revanche, elle tient à saluer les mesures mises en place par le Gouvernement comme des amendes forfaitaires pour les squatteurs. Pour en savoir plus sur la sécurité, le Livre Blanc de la sécurité et de la tranquillité publique 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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