Le mouvement contestataire des lycéens se poursuit aujourd’hui. Dès 8h ce matin, les grilles des lycées Jean-Jaurès et Bréquigny (côté allée Pierre-de-Coubertin) étaient en flammes.
Les jeunes étudiants se sont regroupés devant les établissements scolaires Jean-Jaurès (rue Victor-Rault) et Bréquigny, dans un climat calme et plutôt jovial, autour de feux de joie. Deux abribus ont été vandalisés à Bréquigny. De la fumée était également visible au niveau du lycée Charles-Tillon.
Gendarmes mobiles et CRS sont intervenus rapidement, afin de sécuriser l’action des pompiers.
Très tôt, le camion à eau de la police nationale avait été positionné, avec plusieurs compagnies, à l’entrée du lycée pour contrôler le rassemblement matinal.
Si la foule a été plus facile à disperser devant Jean-Jaurès, des sommations ont dû être données aux abords de Bréquigny. Plusieurs centaines de lycéens se sont alors réfugiés en partie dans l’enceinte du complexe sportif voisin, alors que d’autres se massaient à l’entrée de la rue, au niveau du boulevard Georges Graff.
Au moins une interpellation a eu lieu rue Victor-Rault.
La manifestation d’aujourd’hui interdite par la préfecture
Plusieurs mouvements lycéens et étudiants ont appelé à un rassemblement aujourd’hui esplanade Charles-de-Gaulle à 11h. Hier en soirée, la préfecture a interdit cette manifestation. « Cette mobilisation n’a pas été déclarée en préfecture et n’a donc pas pu être préparée avec des organisateurs responsables. Compte tenu des débordements de nouveau constatés le 2 novembre, les conditions ne sont pas réunies pour qu’elle puisse se tenir en sécurité. Elle est donc interdite par arrêté préfectoral », indique la préfète dans un communiqué.


