Le Parisien nous apprend, ce vendredi, que Jacques Charrier, l’acteur, producteur, peintre et céramiste, est décédé le mercredi 3 septembre 2025 à Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine), à l’âge de 88 ans. Né le 6 novembre 1936 à Metz, il s’était d’abord formé comme céramiste avant de se lancer dans le monde du spectacle en 1956. Sa carrière de comédien décolle véritablement grâce au film Les Tricheurs (1958) de Marcel Carné, qui en fait une vedette instantanée.
En 1959, une fois le tournage terminé à Louveciennes, le Messin épouse Brigitte Bardot à seulement 22 ans. Le couple accueille leur fils, Nicolas-Jacques — dont Jacques obtient la garde — avant de divorcer en 1963. Durant les années 60 et 70, Charrier enchaîne les rôles au cinéma — auprès de Chabrol, Godard, Varda, Mocky, Oury… — mais sans retrouver le succès foudroyant de ses débuts. En 1969, il cofonde une société de production, Les Films Marquise, avec Jean-Claude Brialy, mais l’échec du long métrage Il pleut sur Santiago en 1975 marque la fin de cette aventure.
Jacques Charrier, revient alors à ses premiers amours : en 1980, il reprend des études aux Beaux-Arts de Paris et se consacre à la peinture — ses œuvres, imprégnées de voyages et d’antiquité, seront exposées à Paris, Genève et San Francisco. Le public le revoit sous les feux de l’actualité à la suite de la publication des mémoires de Brigitte Bardot (Initiales BB). Lui et son fils lui intentent un procès pour « violation de la vie privée » après qu’elle ait évoqué une grossesse non désirée, comparant leur fils à une « tumeur ». Ils remportent la procédure, ce qui l’amène à publier en retour Ma réponse à Brigitte Bardot en 1997. Installé depuis treize ans à Saint-Briac-sur-Mer, il y est décédé le 3 septembre 2025, à 88 ans. © G49/MAXPPP


