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LES VOLAILLES CONFINÉES AU THABOR, LA COLÈRE COUVE…

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Depuis quelques semaines, les Rennais ont le droit de ne plus porter de masques sanitaires. Leur vie a repris presque normalement… Mais chez les volailles du Thabor (coqs et autres poules), c’est une autre musique. Elles sont confinées tout bonnement. « En raison de la présence de la grippe aviaire sur notre territoire et afin de protéger nos animaux, vous pouvez retrouver ici dans les serres du Thabor notre basse-cour sur la période hivernale, » explique un écriteau.

Résultat, nos petites créatures caquettent loin des regards dans un modeste réduit. « C’est triste », précise un promeneur. « Je ne comprends pas cette mesure, » ajoute un second. « L’influenza aviaire n’est pas à notre porte. Les pouvoirs publics ont uniquement enregistré des cas en Vendée. Ce principe de précaution est quand même exagéré. » Mais les plus à plaindre sont nos chères têtes blondes. « C’est l’attraction du Thabor. Heureusement, on peut encore voir les oiseaux de la volière derrière leur grillage. »

Pour les animaux du Thabor, on aurait pu mettre un filet au-dessus de leur habitat”, convient un éleveur. 

Pour l’heure, les autorités prennent très au sérieux la grippe aviaire. « La France n’est pas épargnée. Un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été détecté le 26 novembre dans un élevage commercial de poules pondeuses, dans le département du Nord. Il s’agit du premier cas depuis l’épizootie de l’hiver 2020 qui s’était prolongée jusqu’au printemps 2021 », note le ministère. Depuis quelques semaines, la situation s’est toutefois améliorée dans le Sud-Ouest.

Malheureusement, les contaminations ont fortement augmenté dans les pays de la Loire depuis début février où de nouvelles mesures de protection sont déployées. « Les agriculteurs voient leurs voisins subir la perte de leurs volailles au fur et à mesure, craignant que ça leur arrive à leur tour. C’est une question d’heures… », expliquait un journal local. Les volatiles du Thabor ne risquent pas de retrouver leur liberté. À quand une manif des antipass  pour nos amies les bêtes ? 

Le parc du Thabor étant situé à côté d’habitations, les oiseaux migrateurs, porteurs d’un éventuel virus, pourraient être effrayés”, assure un éleveur. 

Le point de vue : « on nous parle de bien-être animal, mais en les enfermant, on n’y contribue pas nécessairement… Aujourd’hui, 90 % des éleveurs amateurs ne respectent pas l’interdiction. Mais j’imagine que, pour des administratifs, c’est difficile de ne pas observer les consignes. Le problème, ce n’est pas tant les petits élevages, mais plutôt les gros… Cette concentration favorise les contagions.»

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jean-christophe collet

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