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LES PSYCHOLOGUES VONT MAL !

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Ce jeudi 10 juin 2021, ils étaient 385 psychologues à défiler boulevard de la Tour d’Auvergne, sur la dalle du Colombier et aux abords de l’Agence régionale de la Santé de Bretagne.  Ils affichaient haut et fort leur mal-être en brandissant des pancartes où il était écrit : “non à l’ubérisation des psychologues” ou encore “les pys exigent la parole.”

 

Lors de la crise du COVID qui mobilise encore chacun à ce jour, les psychologues se sont mobilisés. A l’image du personnel hospitalier, ils ont répondu aux besoins d’écoute et d’accompagnement grandissants. Mais aujourd’hui, ils n’ont pas l’impression d’être récompensés à la hauteur de leur engagement. “Les psychologues exerçant dans la Fonction publique hospitalière restent dans une précarité”, écrivait récemment l’un de leur collectif au ministre des Solidarités et de la Santé.

Depuis des années, cette profession souffre d’une certaine dévalorisation. “Depuis trop longtemps, nous sommes rémunérés en début de carrière à des salaires très inférieurs à notre niveau de qualification et aux responsabilités qui nous sont confiées. Nous ne pouvons ni comprendre, ni tolérer ce manque de considération et demandons de toute urgence une prise en compte de notre travail et nos missions à leur juste valeur, tant sur le plan de nos statuts que de nos salaires et l’évolution de nos carrières.”

Face aux besoins de santé mentale des Français, les grévistes regrettent la “réduction constante des moyens en psychiatrie hospitalière, l’allongement sans fin des listes d’attente des patients, l’exclusion des psychologues dans le dernier SEGUR de la santé, la création d’un ordre des psychologues sans concertation avec les organisations professionnelles…”

Mais plus encore, les psys réprouvent l’encadrement règlementaire de l’exercice de leur profession. “Les décisions thérapeutiques sont donc dictées à l’avance par un arrêté du ministère, contrevenant ainsi à la liberté de pratique des médecins et des psychologues de même qu’à la déontologie. Le praticien n’est plus responsable de ses sorientations dans le soin et le suivi, en fonction des connaissances et de l’éthique propre au métier, mais il doit dorénavant se référer à une grille de lecture unique proposée par les services de l’Etat.”

Cette imposition autoritaire est jugée surprenante. “Elle est prise sans la moindre consultation des instances professionnelles, des sociétés savantes, des fédérations professionnelles ou des syndicats. Nous tenons aujourd’hui à défendre la pluralité des approches des psychologues.” En ce jour, l’ensemble de la profession, psychologues hospitaliers, du secteur médico-social, de la justice, les enseignants chercheurs, libéraux et étudiants se sont mobilisés à Paris et dans les régions.

 

 

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jean-christophe collet

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