La mobilisation « Bloquons tout » a viré à l’affrontement ce jeudi 18 septembre, avec une journée marquée par de multiples incidents et des violences entre manifestants radicaux et forces de l’ordre. Le bilan est lourd : 35 interpellations, 5 membres des forces de l’ordre blessés, et plusieurs dégradations en ville.
Les échauffourées ont continué jusque tard dans la soirée. Vers minuit, des affrontements ont éclaté près de la place Sainte-Anne et du collège Echange. Deux personnes ont été interpellées par les hommes en tenue. Durant cette même journée, quatre policiers ont été blessés, dont l’un souffre d’une fracture du métacarpe, ainsi qu’un gendarme également blessé. Dans un tweet, Alliance 35 a fermement condamné « ces violences intolérables » et exprimé son soutien total aux collègues blessés. Chez les manifestants, aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur les blessés, mais l’un des interpellés a dû être conduit à l’hôpital.
Dès 6h30, ce 18 septembre, le ton était donné. Le mouvement « Bloquons tout » avait lancé des tentatives de blocages sur la rocade et devant plusieurs lycées de Rennes. Les forces de l’ordre, déjà mobilisées dans la nuit, sont intervenues rapidement, empêchant toute entrave durable à la circulation. Tout au long de la matinée, les tentatives de perturbation se sont multipliées : blocus filtrants à Villejean, barrage au rond-point de Grand Quartier, sans jamais réellement prendre avec tout de même 24 interpellations.
La situation s’est nettement dégradée à partir de 14h30. En tête de cortège, des projectiles ont été lancés contre les forces de l’ordre, qui ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène (88 grenades contre 500 le 10 septembre). En parallèle, une journaliste a été prise à partie place de Bretagne et a dû quitter les lieux. À 15h30, de nouveaux affrontements éclataient devant le pont de Nantes, où des tirs de mortiers d’artifice, jets de projectiles et dégradations de commerces étaient constatés.
À 17h35, des feux de poubelles sont allumés place Sainte-Anne, suivis d’un autre incendie à République une heure plus tard. La préfecture a salué le travail des forces de sécurité, déployées selon une stratégie de « cordons serrés » et de « présence proactive », marquant peut-être un tournant doctrinal dans la gestion de ces manifestations à haut risque. Plus de 500 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans le département d’Ille-et-Vilaine, avec le soutien de trois unités de forces mobiles (deux CRS et un escadron de gendarmerie mobile)


