Le Rassemblement national a officiellement lancé, ce mercredi à Rennes, sa campagne pour les municipales devant toute la presse. Gilles Pennelle, membre du bureau national du parti et député européen, a présenté celui qu’il décrit comme « un binôme de choc » pour la capitale bretonne. Il s’agit de Julien Masson, 40 ans, et de Luca Togni, ancien directeur départemental de la sécurité publique d’Ille-et-Vilaine. « C’est une bataille extrêmement importante, car Rennes, capitale de la Bretagne, ne pouvait pas rester sans une liste soutenue par le RN,» confie le député.
Julien Masson est Rennais jusqu’au bout des ongles », Gilles Penelle.
Marié et père de famille, Julien Masson qui sera la tête de liste revendique un attachement profond à sa ville. « Je suis Rennais. Mes parents sont Rennais, mes grands-parents aussi », a-t-il rappelé. Diplômé en droit public et en histoire de l’art (à Rennes 2), il a été assistant parlementaire de Gilles Lurton (Les Républicains) avant de rejoindre en 2016 le Conseil régional de Bretagne, où il occupe le poste de secrétaire général du groupe RN.
Sans surprise, l’élu entend faire de l’insécurité le fil conducteur de sa campagne : « C’est le sujet numéro un de cette élection municipale », a-t-il affirmé. Tout en dénonçant « la dérive vertigineuse de la ville », il évoque « les fusillades, les coups de couteau, devenus quasi hebdomadaires » et accuse la majorité sortante d’être « dans le déni ». « Remettre Rennes en ordre, c’est mon crédo. Une ville sûre, bien gérée, c’est ce que nous voulons. il n’y a pas de fatalité, il n’y a pas de fatalisme. On ne doit pas accepter l’inacceptable », résume-t-il.
Lors de cette conférence de presse, le candidat ne s’est pas privé de lancer quelques piques à ses concurrents. « Il y a les républicains courageux, ceux de l’UDR d’Éric Ciotti, et puis il y a les autres », a-t-il confié, visant notamment Thomas Rousseau, lui aussi candidat aux municipales. « Nous lui avions proposé une union face à la gauche, mais il a fermé la porte. Il est à l’image de LR au niveau national : la béquille de la macronie. »
« Nous avons triplé notre score à Rennes depuis 2020. L’espoir est de mise. »
Les critiques contre la maire socialiste Nathalie Appéré (qui sera sa principal adversaire) ont été tout autant nourries. Julien Masson accuse « une socialie rennaise en place depuis trop longtemps et dans le déni sur l’insécurité ». Il fustige « une urbanisation délirante », ces « immeubles de grande hauteur qui défigurent Rennes », et prône « un moratoire sur ces constructions ».
Pour Gilles Pennelle, cette candidature (soutenue par l’UDR d’Eric Ciotti) marque un tournant. « Le RN fut longtemps en retrait en Bretagne. Ce temps est révolu. Rennes est désormais une terre de conquête. » Malgré un contexte politique parfois tendu dans la ville de Rennes envers le RN, Julien Masson sera très présent. « La campagne se fera, quoi qu’il arrive. Nous irons sur le terrain, dans tous les quartiers. » Mais il n’a pas encore promis de meeting. « Nous présenterons l’ensemble des candidats et notre programme, début janvier. » Le RN a déjà constitué une liste à Saint-Malo, à Fougères, à Maen Roch. A Rennes, il espère faire mieux qu’en 2020 et surfer sur ses bons scores aux dernières législatives. « Le minimum syndical, c’est d’entrer au conseil municipal. »


