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LE PARCOURS RENNAIS DE L’EMPOISONNEUSE JÉGADO EN UNE EXPO

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Une exposition aux Archives départementales mérite le détour ! Elle est réservée à l’empoisonneuse la plus célèbre de France et bien évidemment de Rennes : Hélène Jegado. Loin d’être la première évocation de l’abominable servante ( il y a déjà eu beaucoup de littérature !), elle éveillera notre curiosité. Car pour une fois, elle entre dans l’intimité rennaise de la criminelle !

Née le 17 juin 1803, non loin de Plouhinec, Hélène est fascinée sans doute par les légendes bretonnes parlant de l’Ankou (squelette personnifiant la mort). Mais ce n’est qu’à l’âge de 30 ans qu’elle commence sa carrière d’empoisonneuse.  Après avoir tué ici ou là en Bretagne, elle arrive à Rennes en août 1848 et travaille pour Anne Legendre qui tombe alors gravement malade. Au début de l’année 1849, Hélène se place par la suite chez Julie Carrère, rue du Champ Jacquet. Cette dernière boit du petit lait préparé par Hélène et éprouve alors comme un “brasier dans tout le corps”. Rapidement, la Jégado quitte le domicile, sans donner plus d’explications.

En novembre, Hélène se place auprès de la famille Rabot, et notamment auprès du fils Louis qui la repousse en lui reprochant sans cesse de “sentir mauvais”. Très vite, le petit garçon est pris d’atroces souffrances et décède le 29 décembre 1849. En avril 18150, Hélène s’attaque de nouveau à un enfant de la famille Ozanne. Agé de cinq ans, Clodimir décède brutalement dans les mêmes conditions que le petit Louis. Le lendemain, elle quitte sa place, sans avertir le couple.

Les meurtres ne vont pas cesser pour autant. À nouveau embauchée, place Saint-Michel, son employeuse, madame Rousel, tombe malade. Après un jeûne, elle en réchappe mais sa domestique, non. En 1851, dans la maison même de maître Bidard (avocat rennais), Rosalie Sarrazin, une femme de chambre, meurt des suites de terribles douleurs au ventre. Peu de temps auparavant, une autre employée, Rose Tessier, est morte du même mal. À la suite des analyses faites sur les corps des jeunes femmes, le doute n’est plus permis, elles ont été empoisonnées à l’arsenic! Défendue par maitre Dorange, pourtant contre la peine de mort, elle n’échappe pas à l’échafaud, installé sur l’actuelle place du Général de Gaulle. 

Exposition Hélène Jégado : Un bol d’Arsenic ?, Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 1, rue Jacques Léonard à Rennes. Du 10 septembre 2019 au 10 janvier 2020. Entrée libre et gratuite du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30. Fermeture le 1er lundi de chaque mois et les jours fériés. 

La phrase du jour : “Tout le monde dira ce qu’il voudra, cela m’est égal. J’ai répété dès le premier jour et je répéterai jusqu’à la fin que je suis innocente. Vous me ferez mourir si vous voulez mais je soutiendrai toujours que je meurs innocente”, Hélène Jégado. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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