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LAVOIR DE CHÉZY : DE NOUVEAU DEBOUT…POUR RIEN !

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De la simple pierre érigée le long du fleuve au bâtiment couvert, les lavoirs étaient d’une grande variété et des points de rencontres d’une population avant toute féminine dans els siècles derniers. A Rennes, sur la rive droite de l’Ille, celui de Chézy était le tout dernier de la capitale bretonne ! A l’arrière de l’École régionale d’architecture, il a été construit en 1880 et appartenait à la famille Briand. Il recevait chaque jour une centaine de blanchisseuses, de laveuses indépendantes et de ménagères.

La fin en 1963

Au rez-de-chaussée, les petites mains nettoyaient leur linge au bord de l’eau avec des brosses, de la lessive et savon. A l’étage, elles séchaient les vêtements sous le toit d’ardoises. Mais avec la venue des blanchisseries industrielles et l’arrivée des “lave-linge” dans la seconde moitié du XX° siècle, le lavoir de Chézy (classé 3 étoiles dans le patrimoine de la ville) cessa définitivement son activité en 1963.

Peu à peu, l’ouvrage tomba en ruines au point de menacer de s’effondrer sur le dos des quelques rares pêcheurs utilisant l’édifice pour s’abriter de la pluie rare de notre région ! Mais heureusement, grâce à l’action des Amis du patrimoine rennais, l’ouvrage n’est pas tombé dans l’oubli ! “Il aura fallu une mobilisation constante et une consultation des citoyens pour qu’enfin nous soyons entendus”, expliquait Michel Coignard, le président des Amis du patrimoine dans les colonnes du journal 20 Minutes.

Grâce à un budget de 500 000 euros, le lavoir de Chézy a été démoli pour être reconstruit. Il est tout clinquant depuis quelques années. Mais il aura fallu du temps pour le réhabiliter. Il est désormais visible depuis le porche du 99, rue de Dinan. Il devait servir de guinguette, mais ce projet est aux oubliettes. Il devrait accueillir des expositions dans les prochaines années. En revanche là encore, rien n’est prévu par la municipalité…S’en lavera-t-elle les mains ?

Suggestion du jour : On invite par exemple la municipalité à refaire découvrir les métiers des blanchisseuses. Cela vaut bien un investissement de 500 000 euros !

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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