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lundi 4 mai 2026
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À vélo à travers la France : Sonam Dhondup porte la voix du Tibet

À 36 ans, Sonam Dhondup traverse la France à vélo avec la volonté de faire connaître la cause tibétaine. Installé en France depuis près de dix ans, cet homme d’origine tibétaine a choisi le sport comme moyen d’engagement. « Je veux que les gens comprennent ce que vit le peuple tibétain», explique-t-il. Depuis le 1er avril, il sillonne l’Hexagone pour sensibiliser le public.

Parti de Grenoble, il a déjà parcouru plus de la moitié du pays. Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes… Huit villes figurent déjà à son compteur, sur une vingtaine d’étapes prévues. À chaque arrêt, il distribue un prospectus présentant 13 revendications. «Ce sont des demandes simples : le respect des droits, de la culture, de la liberté », résume-t-il. Et d’ajouter : « je prends le temps de discuter avec les gens. Certains ne connaissent pas du tout la situation. »

Dans la plupart des villes, le cycliste est accueilli par la communauté tibétaine. Pour son arrivée dans le centre-ville, une dizaine de personnes sur les soixante que compte la ville l’attendaient, drapeaux tibétain et français à la main. «On essaie toujours d’être là pour l’encourager», confie un membre de la communauté. « C’est important qu’il ne soit pas seul dans ce combat. »

Cette solidarité est essentielle à son voyage. « À chaque étape, on m’invite à manger, à dormir. Grâce à ctete chaine de solidarité, je peux continuer sans presque rien dépenser », raconte Sonam Dhondup. « Sans cette aide, ce serait beaucoup plus compliqué. Je ne fais pas ça pour moi.  Je le fais pour mon peuple. » Né au Tibet, il a quitté son pays à l’âge de 13 ans. « La répression était trop difficile. Il fallait partir », se souvient-il. Avec un groupe d’une vingtaine de personnes, il entreprend un voyage de trois semaines pour rejoindre l’Inde. « C’était très dur, mais on n’avait pas le choix. » Il y vit ensuite deux ans avant de rejoindre la France.

Installé depuis 2017, le cycliste enchaîne les petits boulots. «J’ai commencé comme livreur, puis serveur. Il fallait travailler pour vivre. » Aujourd’hui, il est mécanicien. « Le vélo, c’est devenu mon outil pour agir. Ça me permet d’aller vers les gens. » Accueilli devant la mairie le 30 avril, il a échangé avec les curieux et les soutiens venus écouter son témoignage. « Je suis toujours touché quand des gens viennent me parler », dit-il. « Même une petite discussion, ça compte. Tant que je peux pédaler, je continuerai », affirme-t-il. « Mon objectif, c’est que le Tibet ne soit pas oublié. »

 
 

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