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LA CHAPELLE DU LYCÉE SAINT-MARTIN 

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En haut de la rue d’Antrain, le lycée Saint-Martin est une institution rennaise. Réputé pour ses excellents résultats, il a accueilli des élèves illustres comme Philippe Gildas (journaliste), Charles Vanel (comédien), Fulgence Bienvenue (père du métro parisien), François Pinault et René Ruéllo (hommes d’affaires). Mais derrière ses grilles, il est un monument peu connu du grand public : sa chapelle.

Rénové il y a peu par les bons soins de sa direction, l’édifice religieux fut construit en 1849 par le père Delanoë (en même temps que le bâtiment principal) en lieu et place du couvent des Capucins. Pour y pénétrer, il faut saluer respectueusement Saint-Martin (voir son histoire ci-dessous), sculpté sur le fronton de l’église donnant son manteau à un pauvre.

Après cette première génuflexion, une deuxième s’impose devant les deux sculptures en bois représentant Saint Stanislas Kostka (premier jésuite béatifié) et Saint-Jean Berchmans (lui aussi Jésuite). Puis, sans hésiter, observons ce lieu de silence où l’on aperçoit des vitraux représentant Saint Raphael et Sainte Gabrièle, un magnifique orgue et quelques chapelles latérales abritant de nombreux objets liturgiques.

Dans cette église somptueuse pour un tel établissement, il est également possible d’y entrer par le lycée. Cette entrée devait sans doute être empruntée jadis par de nombreux lycéens qui, avant les cours, devaient déclamer le Notre Père. Dans leurs prières, ils devaient peut-être penser à leurs professeurs, morts pour la France et abbés : Jean Chevillon (1017), Isidore Leviel (1918), Ange Martin (1916) et Francis Robidou (1916).

La grande histoire : Né en Pannonie (la Hongrie actuelle), Martin est enrôlé dans les légions romaines en Italie et en Gaule. Durant l’hiver 337, à Amiens, il fait la rencontre d’un mendiant nu et frigorifié.  Sans attendre, il lui donne la moitié de son manteau (l’autre moitié reste la propriété de l’armée romaine). La nuit suivante, le Christ lui apparaît avec le demi-manteau donné au pauvre. Martin se convertira et se mettra au service de l’illustre saint Hilaire, évêque de Poitiers.

Odorico or not Odorico ! D’après la direction, le lycée s’en serait inspiré…Mais rien n’est certain.

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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