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JEAN BOUCHER : UN SCULPTEUR RENNAIS DE RENOM

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Au cimetière de l’Est, l’une des plus belles sépultures est sans doute celle du statuaire Jean Boucher (1870-1939). Mais qui était-il ? L’artiste était né à Cesson, en 1870. “Tout jeune – il avait à peine treize ans – la sculpture l’attira et il entra à l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes, où il fut l’élève de Charles Lenoir et le brillant condisciple de Jean-Julien Lemordant (peintre du plafond de l’opéra de Rennes), de Louis Roger et de Julien Ronsin (qui devait plus tard assumer la direction de l’établissement”, écrit le journal Ouest-Éclair, le 19 juin 1939, deux jours après sa mort.

Avant la Première Guerre Mondiale, Jean Boucher entre à Paris dans des ateliers de Faiguière et de Mercier. Très vite, il décroche le Prix de Rome. “Exposant très jeune au Salon des Artistes français, il gravit sans effort tous les échelons de la gloire officielle : Médaille d’argent en 1893, médaille d’or en 1899, prix national en 1901 et médaille d’honneur en 1908”, ajoute le journal Ouest-Eclair.

Comme de nombreux Bretons ardents, Jean Boucher défend des idées assez audacieuses. “Il aimait à se dire très indépendant et volontiers antimilitaristes, mais quand en 1914 éclata le grand fléau, il fut l’un des premiers à prendre volontairement les armes dans l’infanterie et fit courageusement quatre ans de tranchée pour être démobilisée comme sergent.”

Mobilisé le 6 novembre 1914, Jean Boucher rejoint le front dès le 24 janvier 1915 et connaît les grandes batailles de Verdun dont celle de Douaumont en 1916. Promu sous-lieutenant en mai 1915, nommé lieutenant le 23 mai 1917, il est bien vite décoré de la médaille militaire et de la Croix de Guerre.  Après la guerre, Jean Boucher est nommé professeur, chef d’atelier de sculpture à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. “Il répond aux commandes et apporte son talent à l’hommage et au souvenir des soldats disparus”, confie aujourd’hui le site consacré à l’artiste.

Le 1er mars 1936, le statuaire, officier de la Légion d’Honneur, est accueilli l’Académie des Beaux-Arts. “C’était la consécration de son talent, de sa conscience et de sa belle carrière artistique. ” Jean Boucher fut tout au long de sa vie considéré comme un homme droit et sensible, une âme pleine de rêve et un tempérament riche d’activité. 

La plus emblématique de ses contributions à la statuaire commémorative demeure cependant la figure hiératique sommitale du Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun.

L’une des plus grandes œuvres de Jean Boucher fut sans doute L’Union de la Bretagne, partiellement détruite le 7 août 1932, lors d’un attentat des autonomistes bretons. Elle fut placée dans la niche de l’hôtel de Ville, en 1911, lors de grandes fêtes les 28 et 29 octobre. Ses fragments sont exposés au Musée d’art moderne de la ville de Paris, au Musée d’art moderne de la ville de Paris ou encore Musée des Beaux-Arts.

Où peut-on voir les œuvres de Jean Boucher ? Un Christ grandeur nature est visible à Lima, au Pérou. Mais nul n’est besoin de traverser l’Atlantique pour découvrir une œuvre de Jean Boucher. A Hédé, le Monument aux morts est signé de l’artiste, ainsi que la Marianne de la mairie. A Rennes, le Musée des Beaux-Arts abrite six œuvres. A Paris, les jardins de la Tuilerie et du Luxembourg, la place des États-Unis, le Musée Orsay…cachent des sculptures du maître. Pour en savoir plus, c’est ici. 

 

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