C’est une pluie de chaises, d’objets divers et même une horloge qui est tombée sur ces deux gendarmes, à Saint-Erblon. Le 11 août dernier, alors qu’ils étaient appelés par des voisins pour des faits d’ébriété, ils ont découvert un homme de 37 ans fortement alcoolisé, au deuxième étage sur son balcon.
Il bafouille. Il insulte. Il menace. Les gendarmes sont alors contraints de reculer leur véhicule, car l’individu se met à leur jeter tout ce qui lui tombe sous la main. C’est le peloton d’intervention (PSIG) qui devra aller chercher l’ivrogne.
Porteur d’un bracelet électronique, celui qui avait bu une quantité importante de bière et de rosé a déclaré aux enquêteurs qu’il ne hurlait pas, mais qu’il appelait sa compagne partie à la supérette.
À l’audience, les images filmées par les caméras embarquées des gendarmes sont diffusées. Le vocabulaire est cru. Les menaces sont violentes.
« On ne juge pas votre consommation d’alcool. On juge un outrage », précise le procureur. « J’entends vos excuses… Mais ça ne suffit plus », lance-t-il alors au prévenu qui ne compte pas moins de 18 mentions à son casier judiciaire.
Le tribunal a prononcé un mandat de dépôt à l’encontre du prévenu, qui est reparti directement en prison pour une durée de quatre mois.


