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ILLE ET VILAINE : UNE CINQUANTAINE D’ISLAMISTES SUIVIS DE PRES

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Ce vendredi, le préfet de Rennes, Patrick Strzoda réunissait les maires du département d’Ille et Vilaine pour leur donner quelques consignes de sécurité. A cette occasion, il a donné un chiffre qui fait froid dans le dos : une cinquantaine d’islamistes radicaux vivent dans le département d’Ille et Vilaine ! « Certains sont déjà en prison, d’autres font l’objet d’un suivi judiciaire. Le reste est en cours de radicalisation, a-t-il expliqué. « Nous les suivons de près. »

Le plus connu d’entre eux est le terroriste Djamel Beghal, incarcéré à la prison de Vézin le Coquet. Après l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, son téléphone portable avait été placé sous scellé et étudié de près. Les enquêteurs de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes avaient cherché à connaître ses liens avec les frères Kouachi et Amédy Coulibaly, les auteurs des attentats contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher.

Des Bretons en cours de radicalisation

Aux côtés de Djamel Beghal, deux autres Bretons sont souvent évoqués dans les médias. Le premier se nomme David Drugeon, alias « Daoud ». Vannetais d’origine, il est jugé par les Américains comme l’un des djihadistes européens les plus dangereux. Plusieurs fois donné pour mort, l’homme est spécialisé dans les explosifs. La seconde est Lorientaise. Emilie, alias Ummu Tawwab, était très présente sur les réseaux sociaux jusqu’en septembre 2014. Depuis, elle ne donne plus signe de vie…

Moins dangereux…mais tout aussi inquiétant : une mère et son fils interpellés en juillet 2015 par la sous-direction antiterroriste de Rennes. Selon les informations du journal Le Parisien, le fiston était parti en novembre 2014 avec femmes et enfants en Syrie grâce à l’aide de sa mère. Lors de son interpellation, plusieurs armes blanches et du matériel informatique avaient été saisis par les policiers.

Une quinzaine de Bretons en Syrie

Depuis 2014, une quinzaine de Bretons (2 % des effectifs français) serait partie en Irak et en Syrie d’après une enquête menée par Le Télégramme en mai 2015. « Dans la région, plus de 110 cas de radicalisation et/ou de candidats au jihad ont également été signalés depuis mai 2014 », ajoutait le journal breton qui tirait la sonnette d’alarme : « Les services de renseignement sont débordés. »

Seul fait rassurant : « La Bretagne est relativement préservée, contrairement à d’autres régions comme la Paca, l’Île-de-France, le Nord ou Midi-Pyrénées, indiquait une source policière au quotidien breton. D’ailleurs, aucun départ n’a été constaté en Bretagne depuis trois mois, hormis quelques velléités dans les Côtes-d’Armor.» Depuis les attentats, six perquisitions administratives ont été décidées dans le département. Elles n’ont rien donné, semble-t-il.http://www.ille-et-vilaine.gouv.fr/Actualites/Espace-presse/Communiques-de-presse/2015/Renforcement-des-mesures-de-securite-consignes-aux-organisateurs-de-grands-rassemblements

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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