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GUÉRILLA URBAINE DANS LA CAPITALE BRETONNE

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Samedi 28 novembre 2020, à Rennes, une première manifestation contre le projet de loi Sécurité Globale s’achève dans le calme. Une deuxième commence place de la République contre les violences policières. Elle rassemble des Rennais, mais aussi des Nantais. Mais très vite, vers 12 h 30, elle dégénère en affrontement avec les policiers bloquant le passage de la rue d’Orléans et de la rue Jean Jaurès.

Un chaos indescriptible

Au milieu de la manifestation, des lacrymogènes répondent aux pierres et aux tirs de mortier de manifestants encagoulés contre les forces des l’ordre. Dans un nuage de gaz, la place de République retrouve les ambiances connues à l’époque des gilets jaunes (on a vu Maxime Nicolle) et quelques commerces sont recouverts de peintures. Quelques jeunes tentent même d’en casser les vitrines à coups de pierre.

Dans ce chaos indescriptible, des manifestants montent une barricade en bas de la rue d’Orléans avec des barrières, des poubelles, des bacs de fleurs et des pancartes de la ville invitant à participer à une démarche citoyenne….Les forces de l’ordre tentent de disperser la foule qui réplique en attaquant un deuxième cordon de CRS rue Jean Jaurès. On entend la ritournelle des manifestations de notre époque : “tout le monde déteste la police”.

Plus loin, un accordéoniste tente d’apaiser les esprits. Mais rien n’y fait. Les manifestants remontent à l’assaut. Ils sont immédiatement repoussés par les policiers. Un certain nombre d’entre eux mettent alors le feu à un cabanon de chantier sous les yeux horrifiés de riverains. L’un d’eux tentera avec un extincteur de maîtriser le sinistre.

Vers 14 heures, les charges policières succèdent aux cris hostiles des manifestants et aux jets de projectiles de toute nature. Elles réussissent à disperser la foule qui recule mais revient toujours sur les lieux. Derrière le bâtiment de la République où des fumées s’échappent, une équipe médicale soigne les blessés. “Nous en avons déjà une dizaine”, confie l’un des soignants. A quelques mètres de là, la foule continue à harceler les policiers. La manifestation se poursuivait encore à l’heure où l’on écrivait ces lignes.

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jean-christophe collet

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