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EXTENSION DU STADE RENNAIS : LA VILLE CHERCHE UN BON MILIEU ! 

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Sur le site de la Prévalaye, l’extension du centre d’entraînement du Stade rennais montre ô combien, pour la ville de Rennes, il n’est pas facile de concilier son souci environnemental avec ses ambitions sportives et électorales. Encore une fois, ce dossier était à l’ordre du conseil municipal, lundi dernier. Dans la majorité, les dissensions commencent visiblement à se ressentir entre des écologistes dans une stratégie plutôt offensive et socialistes dans une position défensive.

Un poumon vert

Invité à s’exprimer lors de cette séance municipale, le collectif des associations « Jardin des mille pas, Le Haut, la Basse Cour » a rappelé leur « attachement au poumon vert » de la Pévalaye, à deux pas du quartier de Cleunay. « Cette ouverture urbaine vers le monde rural demeure une formidable opportunité d’expérimenter de nouvelles pratiques agricoles et de partager la nature. A la lecture récent projet du Stade rennais, nous nous inquiétons pour ce patrimoine commun et la pérennité de nos programmes. » 

Interpellée par ce collectif, la ville de Rennes tente de ménager la chèvre et le chou ! Il brosse dans le sens du poil les associations (avec lesquelles elles mènent des actions). « Nous nous retrouvons pleinement dans vos objectifs », explique Didier Chapellon, élu écologiste. Mais en même temps, il redit « l’attachement des Rennais au Stade » et la « volonté de la municipalité d’accompagner » son avenir. « Nous attendons la version définitive du club », a ajouté l’adjoint à la biodiversité. « Aucune date n’est fixée pour la prise de décision. Les échanges au sein du comité de gestion ont vocation à se poursuivre d’ici là. » 

Nous connaissons les exigences du football professionnel et nous pensons que le centre d’entraînement doit évoluer. » Matthieu Theurier.

Comme son colistier, Matthieu Theurier veut  concilier sport, nature et agriculture. « C’est l’objectif du comité de gestion de réunir les conditions de dialogue entre des acteurs qui ne se connaissaient pas et qui se parlaient peu jusque-là. » Comme lui, il espère bien vite une sortie de crise. « Heureusement, il reste du temps pour reprendre la négociation. Les élus écologistes exhortent à se remettre à nouveau autour de la table. J’appelle le SRFC à revenir sur ce qui faisait le consensus et à stabiliser son projet. Les échanges doivent continuer en ce sens. » 

Mais ses préconisations demeurent-elles tenables et envisageables pour le Stade rennais ? Il y a peu, le club a revu sa copie en proposant une extension à l’ouest du secteur Taupinais sur plusieurs hectares. Il aurait renoncé aux scénarios présentés qui faisaient la part belle à l’emploi de l’existant, la création d’espaces de jeu autour du Moulin du Comte. « Nous disposions d’un centre d’entraînement de 11 terrains, sur une quinzaine d’hectares. Un accord était trouvé, semble-t-il. Mais face au nouveau projet, la direction du club a décidé de faire fi d’un an de travail. Elle a franchi la ligne rouge, cassé le consensus. C’est regrettable et assez irrationnel. Car la réalité, c’est que l’on ne découvre pas 30 hectares disponibles sur le territoire de Rennes. La Prévalaye est bel et bien un site d’avenir pour le Stade rennais. »

Face à cette position écologiste, les socialistes sont restés silencieux, à l’exception de Ludovic Brossard, conseiller municipal, qui a tenté une ouverture : « le défi, c’est de pouvoir échanger avec le Stade rennais. Cela prend du temps de se parler ». Une attitude qui agace En Marche et Laureline du Plessis d’Argentré. « De nombreuses réunions ont eu lieu sans pour autant aboutir à une solution satisfaisante. Cette situation résulte de l’incohérence de la politique menée, qui joue le “en-même-temps” avec des aspirations irréconciliables sur un même lieu. Ainsi, vouloir valoriser la zone de Prévalaye est une bonne chose. Toutefois, empiler des activités sans homogénéité, sans pédagogie, sans écoute, sans échéance claire en espérant qu’avec le karma tout le monde s’entende bien relève de la naïveté. Il est désormais nécessaire de trancher. C’est le devoir des élus, c’est le mandat qu’ils ont reçu. Des solutions existent, mais pas le courage, c’est dommage ! »

 

 

 

 

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jean-christophe collet

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