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EUROPÉENNES : QUE TIRER COMME LEÇON POUR LES MUNICIPALES RENNAISES ?

Les politologues vous diront très doctement : on ne peut tirer de leçons d’un scrutin à un autre. Mais à Rennes Infos Autrement, on n’en a que faire de l’élite donneuse de leçons. On préfère regarder les forces politiques en présence à un instant T pour faire quelques prospectives en vue des prochaines municipales rennaises. Tout simplement parce que l’on sait pertinemment que dans les camps politiques, ils sont les premiers à le faire…

Au regard des résultats des Européennes 2019 (et en tenant compte du fort taux d’abstention 45, 75 %), au premier tour des municipales, la liste de Carole Gandon (En Marche) arriverait en tête avec 25, 85 % des voix devant le candidat pressenti écologique Matthieu Theurier (24, 33 %). La liste sans étiquette conduite par Nathalie Apperé (elle ne peut plus aujourd’hui décemment se présenter comme socialiste) arriverait troisième avec 10, 91 % (voire 16, 94 % en tenant compte du score de Benoit Hamon).

                                            Les socialistes arriveraient troisième !

Grande surprise, la droite menée par Bertrand Plouvier (qui à notre avis ne partira pas) ou le maire de Saint-Grégoire Pierre Breteau (qui à notre avis ne prendra pas un tel risque pour son image) serait balayée avec 6, 55 % des voix au premier tour des municipales. Elle devancerait à peine le Rassemblement national à condition bien sûr d’additionner les voix de d’UDI, de Debout la France et des Républicains !

Heureusement pour la droite, tout ne serait pas perdu ! Elle pourrait fusionner avec une liste ayant obtenu au moins 10 %  au premier tour (certainement En Marche). A moins qu’elle ne prenne conscience de la claque prise dimanche soir et cherche à mener une liste commune avec les candidats d’Emmanuel Macron dès le premier tour. Mais rien ne dit qu’un tel scénario soit cependant possible chez les militants des Républicains (aujourd’hui un peu trop tournés vers la droite dure sauf les centristes Loïck Le Brun et Antoine Cressard).

Les Insoumis ne pourraient pas non plus se maintenir au second tour des municipales (6, 55 %), même avec une alliance avec le PCF et Lutte Ouvrière. Ils seraient obligés de faire alliance avec les écologistes ou les Socialistes ou avec une éventuelle liste commune Socialo-Ecolo au second tour. Mais là encore rien n’est certain au regard des clivages entre l’ultra-gauche et la gauche modérée.

A quelques mois des municipales, l’ère socialiste vit assurément ses dernières heures. Elle devra sans doute partir sous une autre étiquette dans la capitale bretonne. Mais dans tous les cas, ses militants, ses élus seront obligés de composer avec les écologistes, voire avec l’ultra gauche pour espérer rester au pouvoir. 

                                                  Vers un rassemblement de la gauche rennaise 

La partie n’est pas non plus gagnée par les Macronistes. Ceux-ci devront faire face à la prime au sortant. Ils devront proposer un vrai programme sur trois sujets principaux : la mobilité (transports en commun gratuits), l’insécurité (avec une vision plus sécuritaire) et l’urbanisme (une répartition des services et des constructions plus équlibrée dans des quartiers). Mais pis encore, ils devront sans doute faire face au rassemblement de la gauche rennaise…On est peut-être encore loin d’un vrai changement à Rennes.

Les pires scores aux Européennes : Les royalistes n’obtiennent que 7 voix, le parti de la jeunesse 9 voix (Allons enfants), les Nordistes 4 voix, l’extrême droite identitaire 3 voix, la liste gilets jaune de Christophe Chalençon 2 voix et la liste de la reconquête 1 voix. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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