L’occupation de l’Espace social commun Simone Iff, à Maurepas, a enclenché un bras de fer entre migrants, collectifs de soutien, syndicats et autorités locales. Depuis la fermeture du site au public le 30 octobre, l’ESC fonctionne au ralenti. « Cette situation génère de l’agressivité et des tensions », expliquait l’un des agents, dans nos colonnes. « C’est loin d’être agréable. »
Cette décision reconnaît la perturbation majeure du fonctionnement du site et le besoin impérieux de rétablir la sécurité des agents comme des usagers.
Propriétaire du bâtiment, le Département a choisi la voie judiciaire pour mettre fin à l’occupation. Il a obtenu une décision du tribunal administratif de Rennes qui enjoint ce jeudi « à tous les occupants sans droit ni titre […] de libérer les lieux avant le mercredi 3 décembre 2025 à midi », délai après lequel une évacuation pourra être menée « au besoin avec le concours de la force publique. Sa démarche vise à « rétablir la sécurité des agents comme des usagers » et à permettre à l’ESC de retrouver sa vocation de service public de proximité, après plusieurs semaines de « perturbation majeure du fonctionnement du site.»
Dans son communiqué, le Département insiste aussi sur la place de l’État dans la gestion de la crise. «Nous nous tenons à la disposition des services de l’État afin de définir les modalités de mise en œuvre de cette décision, l’hébergement d’urgence relevant de sa compétence exclusive», explique-t-il. Notre démarche s’inscrit dans une recherche constante d’équilibre : entre humanité et respect du droit, entre urgence sociale et continuité du service public pour les habitants du quartier. Le Département reste pleinement engagé aux côtés de ses partenaires pour promouvoir des solutions pérennes, conformes aux valeurs de solidarité et de responsabilité, portées par les élus de la majorité départementale.» Le tribunal invite les occupants à solliciter leurs droits en matière d’hébergement d’urgence.


