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ENTRETIEN AVEC JEAN-LOUIS BROSSARD : L’INCONNU FAIT LE SUCCÈS DES TRANS

Ecrit par Marie Blatrix
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Jean Louis Brossard, personnalité du monde de la culture, est le monsieur Trans Musicales. À plus d’un mois du festival, il revient sur les grands préparatifs et la programmation de cet événement tant attendu chaque année dans la métropole rennaise. 

Cela fait quelques années que vous programmez les Trans Musicales. La découverte des artistes sélectionnés vous semble-t-elle moins naturelle qu’auparavant au regard de votre réseau, maintenant extrêmement développé ?

Même si mon réseau est développé, trouver des « œuvres rares » qui m’intéressent ou encore de la nouveauté, ce n’est pas toujours évident.  Je me déplace régulièrement sur d’autres festivals et je lis beaucoup la presse étrangère spécialisée musicale ; ce qui me permet de repérer des interprètes que je ne connaissais pas. Mais je puis vous dire que j’ai toujours la même joie et le même plaisir à aller à l’encontre des nouveaux talents.

Arrivez-vous encore à créer un lien, une relation humaine avec chacun d’entre eux ?

Ce que je fais aux Trans, c’est d’aller saluer tout le monde. Je vais dire bonjour et me présenter. Mais je vous l’accorde, il y a toujours des gens avec qui je vais nouer des rapports particuliers, avec qui je vais avoir plus d’affinités, notamment avec les artistes qui viennent de loin. C’est le cas avec BCUC, groupe sud-africain. Cette formation a commencé sa carrière au Trans Musicales où avec un seul concert elle a a réussi à toucher tout le monde. Elle est née, ici, finalement alors qu’elle n’est pas de Rennes ! 

Quand des musiciens sont-ils prêts à se produire au festival des Transmusicales ? Avez-vous des « critères » de sélection précis qui reviennent au fur et à mesure des années ? 

Si la musique est intéressante, si quelque chose nous émeut… Mais parfois, c’est complexe. Des groupes n’ont jamais joué sur scène. Ils travaillent en studio ou sur ordinateur. Il est difficile de savoir… et les formations ne le savent pas elles-mêmes. Il faut tout simplement les lancer.  

Est-ce que vous accompagnez les artistes que vous rencontrez au-delà du festival des Trans Musicales ?

Oui, tout à fait. C’est un peu mon rôle, après le festival. J’essaye souvent de leur trouver un tourneur, une maison disque (et c’est plus compliqué !). Je n’aide pas seulement des groupes français. J’accompagne surtout des groupes étrangers. Si tu as aimé leurs prestations, tu te dois de les épauler ! 

Est-ce que cette année, pour la 44e édition des Trans Musicales, Rennes a besoin d’une autre salle pour accueillir les artistes et le public très nombreux ?

Cette année, je n’ai pas ressenti l’envie de trouver un autre endroit. L’année dernière, nous avions investi le TNB parce que c’était un projet artistique qui collait parfaitement à la salle Jean Vilar. En revanche, je travaille sur une autre idée pour l’année prochaine. Mais chut, il ne faut pas le dire.

Parmi les groupes évoqués lors de la programmation, avez-vous des coups de cœur ? 

Ils sont un « peu tous » des coups de cœur ! Mais je vais tout de même en citer deux. J’attends impatiemment de rencontrer les Israéliens de Satellites et le duo estonien Puuluup. Cette formation peut plaire au public des Trans Musicales. 

Qu’est-ce qui fait selon vous la force de ce festival et son originalité ? 

Je pense que c’est l’inconnu ! Les gens viennent, ne connaissent pas les artistes et reviennent enchantés du parc expo. Nous sommes également bien suivis par les médias du monde entier ; ce qui nous donne une répercussion internationale, notamment grâce aux films tournés, lors de notre manifestation. Les Trans auront lieu du 7 au 11 décembre 2022. 

Crédit photo : Dumas. 

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Marie Blatrix

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