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EN SEPTEMBRE 1906, PLUS DE 700 HECTARES DE LA FORÊT DE PAIMPONT PARTAIENT EN FUMÉE 

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Le jeudi 27 septembre, une dépêche du journal Ouest-Eclair annonce un brasier en forêt de Paimpont. « Mardi, rapporte le quotidien, le feu — qu’on croit avoir été allumé par des gens malfaisants — a éclaté du côté du village de Coganne, situé près de la commune de Saint-Péran. Les habitants, les gardes, ont prêté leur concours pour éteindre l’incendie, qui brûlait comme des fétus de paille les arbres de toute essence. Des tranchées furent faites pour arrêter les flammes, mais rien n’y fit. Le feu continuait ses ravages hier encore à l’heure où la nouvelle nous était télégraphiée de Plélan. Ce soir, on estime à 400 ha la quantité de terrains boisés dévastés. » 

Attisées par un violent vent d’est, les flammes se voient d’Iffendic et de Montfort. »

Le vendredi 28 septembre 1906, le journal Ouest-Eclair revient sur le drame. « Un incendie considérable ravage en ce moment la forêt de Paimpont où le feu se propage avec une intensité effrayante », écrivait ce jour-là le journaliste dépêché sur les lieux. Pendant toute l’après-midi de mercredi et la nuit de mercredi à jeudi, des centaines de personnes ont combattu les flammes avec « une énergie surhumaine ». « Une fumée âcre et suffocante paralyse les efforts », ajoutait le reporter. Dans les brousses épaisses, les flammes atteignent parfois une hauteur de huit à dix mètres. « On redoute surtout que le feu traverse la route de Plélan à Saint-Malon, ce qui pourrait occasionner la destruction totale de la forêt. Environ 500 ha, d’après des appréciations approximatives, seraient déjà ravagés sur une superficie de 6000 hectares. Des troupes ont été demandées à Rennes pour combattre le fléau. Elles sont parties hier soir par le tramway de Plélan », précisait le quotidien. 

Quant aux causes du sinistre, il court des bruits de malveillance trop graves pour que nous puissions nous en faire l’écho. Du reste par le temps de sécheresse que nous subissons, il suffit d’une imprudence de fumeurs. » 

Le samedi 29 septembre, le journal déclare la fin du désastre. « L’incendie a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi grâce au concours des soldats du 41e de Ligne venus de Rennes, sur la demande de monsieur Bertrand, sous-préfet de Montfort. » Les militaires furent employés dès leur arrivée au percement d’une trouée pour sauvegarder le sud et sud-est de la forêt. « Pendant ce temps, plus de 500 personnes frappaient le terrain avec des bâtons et cherchaient à éteindre par tous les moyens possibles, le feu qui courait dans les herbes sèches. » Mais en dépit de leurs efforts, l’incendie reprenait de plus belle dans la matinée de vendredi et il menaçait de dévaster la partie située auprès de la croix Jagu. » A trois heures de l’après-midi, le bois de la Dube, était complément détruit et malgré le dévouement des soldats et des habitants, le foyer se propageait avec une rapidité effrayante. « À l’heure actuelle, environ 750 hectares (contre 400 en 2022) sont partis en fumée. » À l’époque, la forêt de Paimpont appartenait en grande partie à monsieur Donatien Levesque qui l’avait acquise au duc d’Aumale pour la somme de 3 millions. Elle était plantée en chêne et sapin ; il y avait très peu de bouleau. 

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jean-christophe collet

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