Installée place Montenegro, la famille d’un trafiquant âgé de 17 ans était sous le coup d’une expulsion locative, demandée par le préfet. Elle devra bien quitter son domicile. Mais pas tout de suite… «Le juge des contentieux de la protection a ordonné l’expulsion », confirme l’avocate, Irène Thebault. «Il a estimé le trouble à l’ordre public suffisamment grave et répété. En revanche, ma cliente bénéficie de quatre mois supplémentaires, en plus des deux mois déjà prévus par la loi. »
En pratique, la mère de famille, qui élève trois enfants dont deux âgés de 14 et 3 ans, pourra rester dans son logement jusqu’en avril 2027, en raison notamment de la trêve hivernale. «Cela lui permettra de se retourner, d’organiser son départ», se rassure l’avocate. Selon cette dernière, d’autres dossiers d’expulsion sont en cours (une vingtaine selon nos informations), en application d’une loi entrée en vigueur en juin 2025. Lors de l’audience du mois d’avril, le préfet se serait toutefois désisté dans au moins trois affaires.
Le mineur avait déjà été interpellé en janvier et en août 2025 pour trafic et de revente de drogue devant son domicile. Lors d’une perquisition, les enquêteurs avaient découvert chez lui du cannabis, ainsi que du matériel de découpe et des sachets de conditionnement. Le jour de l’audience (le 9 avril), le jeune homme était même en garde à vue, tandis que devant le tribunal, une cinquantaine de membres du collectif Rennes Sud s’étaient mobilisés pour dénoncer cette expulsion, en présence de la députée insoumise, Marie Mesmeur.


