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EN 2016 : PAS DE BÉLUGA, MAIS UN CACHALOT SUR LES BORDS DE LA VILAINE

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Un béluga a défrayé la chronique, durant quelques jours. Il y a cinq ans, Rennes s’était réveillé avec une baleine sur les rives du fleuve rennais. « Je t’assure, il y a un cachalot sur les bords de la Vilaine », criait Catherine à un ami dans son téléphone, à 8 heures, ce vendredi 1er juillet 2016. « Cela pue le poisson, grave ! » 

Mais comment un tel animal avait-il rejoint notre belle cité ? Comment avait-il franchi les écluses de la rivière ? Membre de North Sea Whale Association, Kurt tentait de donner des explications le plus sérieusement du monde. « Je ne sais pas comment il est venu ! Je n’ai pas nagé avec lui… » Il en connaissait toutefois plus sur l’âge de la bête. « Il a quinze ans. C’est un jeune mâle. » Mais le spécialiste était vraiment avare en éclaircissements. Il ne répondait pas complètement aux questions. Curieux, totalement curieux. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous faisons des petites incisions pour éviter que cela explose… »

                                                         Un gros poisson d’avril belge

Mais d’explosion… il y a eu simplement une explosion de rires. Car oui, nos amis scientifiques, se prétendant de l’université de Gand en Belgique, n’avaient rien de vrai, hormis peut-être leur accent et leur incroyable faconde. Devant les caméras de France 3 ou de TV Rennes, ils en avaient fait des tonnes. « Nous avons tout fait pour le sauver, » commentait l’un d’eux Bart Van Peel. Mais nous avions peu de chance. L’issue était fatale. Nous allons rester quelques jours pour procéder à quelques expériences et pour la protéger des inopportuns. »

Derrière lui, la baleine était en fait une sculpture hyperréaliste imaginée par un collectif artistique belge appelé Captain Boomer. Elle a déjà été vue à Londres (Royaume-Uni), à Valence (Espagne), à Scheveningen (Hollande), et dans les villes belges d’Ostende et d’Antwerp. « Notre objectif est de permettre aux gens de se poser des questions sur leur rapport à la nature », expliquait Bart Van Peel, le directeur artistique. À la veille des Tombées de la Nuit, il fallait trouver la bonne idée. Il devait faire le buzz. C’était visiblement réussi au regard du nombre de Rennais venus se déplacer ce jour-là le long de la Vilaine.

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jean-christophe collet

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