Sous le titre « Pendant les chaleurs », un homme au solide embonpoint s’éponge le front, un verre à la main. Le message se veut toutefois très sérieux. « On ne peut absorber impunément toutes sortes de boissons. » La publicité recommande de ne pas boire une eau insuffisamment sûre et conseille de boire un précieux breuvage (que l’on peut mélanger avec un peu de vin!) .
Le remède (sorte d’eaux minérales artificielles) proposé employées jusqu’en 1970 porte un nom aujourd’hui oublié : le « Lithinés du Dr Gustin ». Cette poudre devait être versée dans un litre d’eau potable afin d’obtenir « une eau délicieuse, alcaline, lithinée, très digestive». L’annonce lui prête même de nombreuses vertus, notamment contre l’acide urique et les affections « des reins, du foie, de la vessie, de l’estomac et de l’intestin. »
À l’époque, les formules savantes rassurent les lecteurs et les mentions du « docteur » ou de la « science » donnent du crédit au produit. Près d’un siècle plus tard, ces recommandations prêtent à sourire. Elles racontent pourtant une époque où l’on affrontait les grandes chaleurs avec les moyens du bord, quelques recettes familiales et des poudres de perlimpinpin. Nos aïeux n’avaient pas la climatisation, mais les fabricants de remèdes, eux, ne manquaient déjà pas d’imagination.


