Lors du conseil municipal de Rennes, ce lundi 22 janvier, l’association « Colombier, etc » est revenue sur la rénovation de l’école publique du quartier. Elle a fait part de son inquiétude vis-à-vis des conditions d’apprentissage des enfants et de travail des équipes enseignantes et éducatives de leur établissement, dans les mois et années à venir. « Une centaine de moins de six ans seront scolarisés dans un élémentaire déjà à l’étroit, sans salle de sieste et avec des sanitaires vétustes et inadaptés », a expliqué le porte-parole du collectif. « La cohabitation entre petits et grands s’annonce donc compliquée. Elle générera des difficultés supplémentaires. Nous avions interpellé l’adjointe, Gaëlle Rougier et ses collaborateurs, voici bientôt un an. Un an plus tard, nous n’avons toujours pas de réponse satisfaisante à nos inquiétudes. »
En réaction, la ville met en avant l’investissement. « Colombier est la priorité de la métropole sur cette deuxième partie de mandat, avec la restauration thermique de quatre autres écoles, notamment Clémenceau, Jean Moulin et Duchesse-Anne. Il n’y a aucune contestation de notre part, aucun faux-semblant sur le diagnostic de vétusté établi dans cette école. Et, c’est pourquoi nous investissons dans cet établissement », rappelle l’élue, Gaëlle Rougier. Laquelle assure : « durant les travaux, nous avons proposé d’aménager des dortoirs, de créer des sanitaires et de réaménager des espaces dans l’élémentaire pour pouvoir justement accueillir les enfants de maternelle. »
Mais quid de l’impact d’un projet de construction d’un immeuble, à proximité immédiate du Colombier ? « Face aux nouvelles nuisances engendrées par ce chantier, nous avons suggéré notamment l’étude de l’installation des murs antibruit végétalisés. Ces propositions sont restées sans réponse », convient le collectif. Face aux interrogations, la Direction des équipements publics aurait promis d’accompagner l’équipe enseignante et aussi les agents sur la mutualisation des espaces avant et pendant les travaux. « J’ai vu les esquisses », insiste Gaëlle Rougier. « Ce travail de “design de service” (avec des lieux “zen” ou encore de retrait pour les besoins spécifiques) sera présenté dans les semaines qui viennent. Dans tous les cas, les promoteurs du projet se sont engagés à communiquer. Ils ont programmé une rencontre pour limiter les nuisances sonores du chantier dès que les entreprises auront été désignées et choisies. Je ne peux que vous redire notre promesse à faire au mieux pour les enfants et construire une belle école rénovée et attractive. »
Infos + : La ville continue à investir dans son patrimoine scolaire. Elle tient à accompagner la forte dynamique de la démographie et améliorer la rentabilité énergétique. » Gaëlle Rougier.


