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DES “URITROTTOIRS” POUR SOULAGER CES MESSIEURS !

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Il y a quelques années, la municipalité rennaise décidait de détruire nos vieilles vespasiennes d’antan. Elle les remplaçait par des toilettes publiques jugées plus propres, plus technologiques, plus modernes. Mais ça y est !  Elle a trouvé mieux. Tout comme les villes de Bordeaux ou encore Toulouse, elle a déniché les “uritrottoirs”.

Installés le long du TNB, rue Saint-Melaine ou encore place Saint-Germain, ils font le bonheur de Patrick, sexagénaire alerte mais à la prostate délicate. “Quand je descends en ville, c’est le parcours du combattant pour me soulager” explique-t-il. “Les WC du Colombia et des cafés sont désormais fermés. Il faut s’armer de patience pour se rendre jusqu’à la place de la Mairie. Heureusement, je n’ai pas encore eu d’accident.”

Urinoir sec, l’uritrottoir offre une solution écologique, économique et efficace pour les petites commissions. Il ne nécessite pas de raccordement au réseau d’assainissement. Et pour les bobos soucieux d’un pipi écolo, il valorise les urines en “amendement” pour l’horticulture d’ornement et économise l’eau quotidiennement utilisée du coup pour le nettoyage des rues.

Innovant, l’uritrottoir est connecté. “Il informe du niveau de remplissage des bacs et optimise le parcours de maintenance. Pour une meilleure intégration au paysage, il est doté d’une jardinière fleurie qui embellit les espaces publics.” Mais il oublie deux catégories de population : les petits garçons et les femmes. “On pense toujours à ces messieurs. Mais que fait-on de nous ?”, regrette Brigitte, septuagénaire, un tantinet incontinente quand elle boit de la “Plancoët”, tient-elle à préciser. 

Mais convenons-en, l’uritrottoir est encore un bon moyen de lutter contre les urines intempestives des “soulots” de service sous les porches, dans les cours et autres lieux privés. Il y a peu, la ville avait installé des urinoirs roses sur le Mail. Mais cette expérimentation n’a pas été retenue du côté du cabinet de la mairie… Les élus auraient opté pour un autre système, élaboré par WeCo et prévu au printemps 2021 (toilettes fermées dans un conteneur maritime pour un investissement de 73 000 euros).

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jean-christophe collet

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