Lundi 27 mai 2024, au lycée de Cesson-Sévigné, des professeurs de français et de mathématiques du bassin rennais devaient suivre une formation afin de mettre en place des groupes de niveau dans les collèges. Soutenus par la fédération des parents d’élèves FCPE 35 et l’ensemble des organisations syndicales, ils ont manifesté leur opposition fermement contre la réforme. « Ce matin, les inspecteurs pédagogiques régionaux (IPR) et le directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) n’ont apporté aucune réponse concrète ni satisfaisante aux préoccupations soulevées par les enseignants », ajoutent les grévistes. « Les réformes devraient être pensées par les personnels de terrain, ceux qui sont quotidiennement confrontés aux réalités éducatives, plutôt que par des décisions politiques influencées par des impératifs budgétaires. » Voici les points critiques dénoncés par les grévistes : le tri social que pourrait engendrer la mise en place de ces groupes, la stigmatisation des élèves et la fragilisation de leur santé mentale, la confusion entre les groupes de besoins et de niveaux, les impossibilités pédagogiques face à cette nouvelle organisation, la concurrence entre les disciplines, la mise en concurrence entre établissements privés et publics, la perte de sens et l’épuisement des personnels et le manque de moyens dans l’Éducation nationale depuis plusieurs années.
Infos + : la CGT Educ’action 35, la CNT, la FNEC FP-FO 35, la FSU 35, le SGEN CFDT Bretagne, SUD Éducation 35, le SE-UNSA.


