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mercredi 22 avril 2026
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délinquance métropolitaine : le centre-ville en tête, + 169,9 % pour les stups en 5 ans

Le 26 juin, lors du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, l’Observatoire de la Délinquance et des Violences sexistes et sexuelles a présenté son rapport annuel pour 2024, avec autour de la table : la Métropole, la Police, la Gendarmerie, le Département et la Préfecture. Sur l’ensemble de Rennes Métropole, 30 153 faits de délinquance ont été enregistrés l’an dernier. Rennes concentre 66 % de ces infractions, soit 19 861 faits, dont 17 123 traités par la police nationale. Une tendance générale à la baisse se dessine sur le territoire : –4,6 % à l’échelle métropolitaine et –7,3 % pour la ville centre.

Répartition des faits sur la métropole en 2024.

Certains indicateurs sont franchement encourageants. Les vols reculent nettement (-12.2% (- 1 131 faits), notamment les vols de vélos, les vols simples et les vols à la tire. Le rapport note aussi une diminution des violences, des destructions, des délits financiers et des atteintes aux agents de l’autorité. Mais tout n’est pas en recul. Les infractions liées aux stupéfiants sont en forte hausse (+9,6 %), tirées principalement par l’usage (+12 %). Sur cinq ans, leur progression est spectaculaire : +169,9 %, avec un passage de 813 faits en 2019 à 2 194 en 2024. Même constat inquiétant pour les violences sexuelles, stables sur un an, mais en hausse de 89,2 % depuis 2019. Cette évolution peut refléter à la fois une progression réelle des faits et une libération de la parole des victimes.

Le centre-ville en pôle position

Sur le quartier Centre, les chiffres 2024.

Sur le terrain, la géographie de la délinquance reste marquée. Le centre-ville concentre toujours la plus grande part des infractions, avec 18 % des faits constatés, ce que les autorités expliquent par l’activité commerciale, festive et les flux liés aux transports. Dans ce secteur, les zones Cathédrale et Parlement concentrent à elles seules près d’un tiers des infractions du quartier, en majorité des vols. Le secteur République arrive ensuite, avec une part également significative des faits, notamment des vols.

Dans les quartiers périphériques, le Blosne est le seul à enregistrer une hausse des faits constatés (+5,5 %, soit 73 faits de plus), alors que les onze autres quartiers de Rennes sont en recul. Néanmoins, cette baisse est tempérée par l’augmentation des faits dont le quartier n’est pas identifié, en forte hausse (+43 %) pour atteindre 3 477 infractions, soit plus de 20 % des faits recensés à Rennes.

Le quartier de Maurepas reste sous haute surveillance. En 2024, 64 % des faits recensés dans ce quartier ont eu lieu dans les micro-secteurs Brno, Emmanuel Mounier, Le Gast Est et Le Gast Ouest. Dans ces zones, les stupéfiants dominent la délinquance locale : ils représentent 39 % des infractions constatées, devant les vols (21 %). La structure urbaine et sociale de ces micro-territoires contribue à cristalliser certains phénomènes. À Villejean-Kennedy, la Dalle Kennedy concentre à elle seule 30 % des faits recensés dans le quartier, avec une proportion très élevée liée aux drogues : 46 % des infractions constatées y sont en lien avec les stupéfiants.

Au-delà de Rennes, Cesson-Sévigné et Bruz restent les communes les plus concernées par la délinquance, avec respectivement 1 039 et 994 faits constatés. Suivent plusieurs communes situées dans la moyenne haute : Saint-Jacques-de-la-Lande, Saint-Grégoire, Betton et Chantepie. Certaines communes enregistrent une hausse significative, comme Le Rheu, Vezin-le-Coquet, Saint-Gilles, Mordelles ou Orgères. Rennes, à l’inverse, enregistre la plus forte baisse absolue de la métropole avec 1 569 faits de moins. En queue de classement, Clayes et Langan ferment la marche avec seulement 13 faits constatés chacune sur toute l’année. Le rapport insiste toutefois sur la prudence nécessaire dans l’interprétation de ces données. Les réalités varient fortement d’un territoire à l’autre, et les disparités entre quartiers sont souvent liées à des différences de densité, de fréquentation ou simplement à la précision du lieu renseigné lors du dépôt de plainte.

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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