Installée dans le sud-ouest de Rennes, une assistante maternelle âgée de 37 ans est dans la tourmente. Le 5 février, elle a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour « violences aggravées ayant entraîné une infirmité permanente sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité ». L’enfant étant décédé le 6 février, elle est désormais poursuivie pour « violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». « Une enquête a été ouverte dès la révélation des suspicions de violences commises sur l’enfant », a précisé ce soir le procureur Frédéric Teillet, confirmant une information du journal Ouest-France. Lors de son audition, la suspecte a contesté le caractère intentionnel des violences. Elle reconnaît avoir secoué l’enfant, mais affirme qu’il s’agissait de gestes de secours. Selon ses déclarations, le nourrisson était en train de s’étouffer. À ce stade, cette version « n’est pas corroborée par les éléments médicaux », a tenu à ajouter le magistrat. Dans le cadre de son contrôle judiciaire, l’assistante maternelle a notamment interdiction de paraître sur la commune de résidence des parents, d’entrer en contact avec eux et d’exercer toute activité impliquant un contact habituel avec des mineurs. L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément les circonstances des faits.
Décès d’un nourrisson : une assistante maternelle mise en examen pour violences aggravées
La Cité judiciaire abrite le Tribunal de Grande Instance, le Tribunal d'Instance, le Tribunal de Commerce et le Conseil des Prud'hommes. Bâtiment à l'architecture futuriste, il fut réalisé en 1982 par le cabinet d'architectes Brajon, Nicolas, Ressaussière, La Cité judiciaire est à deux reprises la cible d'attentats, en 1983 et dans la nuit du 4 au 5 juillet 1996, tous deux revendiqués par l'Armée révolutionnaire de Bretagne (ARB).


