La Rennaise Solène Gicquel (licenciée au Stade rennais), qui vivait ses premiers Jeux olympiques, espérait ardemment se qualifier pour la finale du saut en hauteur. Malheureusement, elle s’est arrêtée à 1,88 m, un résultat en deçà de son record personnel de 1,92 m qu’elle avait réussi à franchir lors de la Diamond League à Paris, quelques jours auparavant. »
Solène Gicquel, lucide sur son élimination, a déclaré en zone mixte. « C’est dommage, je pouvais passer 1,92 m, j’ai fait deux sauts où il ne manque vraiment qu’un poil de c**… Je suis très déçue que ça s’arrête ici, mais c’est le sport et je reviendrai plus forte… J’ai donné tout ce que j’avais. Je n’ai pas de regret. » Elle retient toutefois du positif de ses premiers Jeux. « C’était dingue, c’était comme si j’étais sur une autre planète. Il y avait une superbe ambiance, j’étais portée par le public. J’ai réussi à profiter et à me remettre dans ma bulle avant les sauts. »
Derrière Solène, sa famille en tribunes était là pour la soutenir. Il y avait sa sœur Lucille, joueuse de volley-ball et éliminée après les défaites de l’équipe de France contre la Serbie et la Chine dans ces mêmes jeux. Il y avait encore le père Jean-Charles, recordman en salle (2,35 m). Sur le sautoir, la compatriote de Solène, Nawal Meniker, a réussi à se qualifier pour la finale en hauteur en franchissant 1,92 m. C’est une première pour une Française qui atteint l’ épreuve reine aux JO depuis Mélanie Melfort en 2012.
Infos + : pour Solène, l’aventure olympique continue, non pas sur le terrain, mais dans les gradins où elle soutiendra sa sœur, lors de son dernier match contre les États-Unis, ce dimanche.


