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GÉRARD TRICOTE POUR SON PLAISIR

” Tout le monde le dit : le tricot c’est un truc de gonzesse”, en convient Gérard Schindelmeyer. “C’est vrai que c’est une activité plutôt féminine mais je n’ai plus de complexe avec cela ! Je n’hésite plus à sortir mon tricot dans le train.” Alsacien d’origine, habitant depuis des années en Ille-et-Vilaine avec sa femme, Gérard est un amateur de tricot, un fan de la pelote de laine et des aiguilles qui font clic-clic ! “Je ne sais pas comment l’expliquer. Peut-être est-ce parce que ma mère faisait de la couture !”

Il y a quelques années, Gérard a commencé le tricot, un peu par hasard ! “A la naissance de ma première fille, je voulais faire quelque chose de mes dix doigts.” Une maille à l’envers, une maille à l’endroit, les débuts sont difficiles. Mais très vite, le jeune père de famille trouve la technique pour tricoter des belles layettes pour ses enfants. “J’avais l’impression d’être utile”, avoue-t-il.

                                                            Un échappatoire !

Mais une fois ses enfants grands, Gérard laisse tomber le tricot. “Je n’avais plus vraiment le temps.” Plus tard, à 55 ans, à la naissance de sa petite fille, il retrouve le goût de fabriquer lui-même des habits de laine. “C’est un échappatoire”, assure-t-il. “Tous les jours, je tricote au moins une heure trente par jour devant la télé. Je suis dans le “do it yourself” (en français, fais le toi-même!) comme de nombreux jeunes aujourd’hui. Je fais abstraction de tout quand je tricote”, précise-t-il.

Bien souvent, Gérard se rend sur le Facebook miniature du tricot ! “C’est une grande communauté internationale où l’on trouve toutes les techniques, tous les modèles.” Mais il en convient. Il préfère largement le contact avec d’autres tricoteuses. “Une fois par mois, je me rends au café-tricot du Cortina. Au tout début, j’y suis allé voir par curiosité. Je n’étais pas très à l’aise au milieu de toutes ces filles. Mais l’accueil a été très bon ! Elles n’ont pas du tout eu d’a priori… “

Lors de ces rendez-vous, Gérard tricote au milieu de vingt personnes. “C’est une sortie comme une autre. Je ne suis plus tout seul dans mon coin. Je bois un verre tout en tricotant. Ce sont des moments d’échange.” Mais il l’assure isément : ils ne sont pas beaucoup d’hommes. “La parité va toujours dans un sens”, ironise-t-il. Pourtant, dans les temps plus anciens, c’étaient les hommes qui tricotaient… Il ne désespère pas d’en voir beaucoup à l’heure où l’on fait tout soi-même…Pour en savoir plus : c’est ici

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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