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COVOITURAGE : SA PASSAGÈRE DÉRANGÉE LUI PROCURE UNE PEUR BLEUE

Rennais, Jean (prénom d’emprunt) est un adepte du covoiturage depuis maintenant quinze ans. Il a embarqué dans sa voiture des punks, des jeunes filles BCBG, des grands-mères, des professeurs, des fils de détenus… Pas loin d’une centaine de personnes. Mais récemment, il a eu une peur bleue avec une passagère. Il tenait à témoigner.

                              Mauvais pressentiment

“Je lui avais donné rendez-vous à la gare de Rennes”, explique-t-il. “Elle a déjà eu du mal à me trouver. Je l’ai appelée trois fois pour lui demander où elle était. Elle était incapable de me dire où elle était.” D’autres seraient partis, mais lui non. “C’est le principe du covoiturage ! Je l’ai finalement retrouvée sur un trottoir grâce au signalement qu’elle m’avait donné d’elle… ” 

Pressé, Jean l’invite à entrer dans sa voiture. “J’ai eu tout de suite un mauvais pressentiment”, avoue-t-il.  “J’avais l’impression qu’elle était ivre. Mais nous étions en retard de dix minutes. Il m’apparaissait difficile de lui refuser l’accès de ma voiture. Je lui ai dit de monter. Bien vite, j’ai remarqué son comportement étrange… “

                                Les yeux révulsés

Lui faisant remarquer que son numéro de téléphone n’était pas le bon lors de la première prise de contact, Jean obtient une réponse pour le moins étrange de la jeune femme. “J’en parlerai à mon psy”, lui répond-elle. “Elle était assise derrière moi. Je la voyais manger derrière moi depuis mon rétroviseur. Les yeux révulsés.”

A côté d’elle, un passager confié par sa mère et le fils de Jean avait l’air visiblement inquiets. “J’ai essayé de garder contact avec elle. Mais que nenni…Aucune discussion n’était possible. Tout le long de la route, je craignais qu’elle ne pique une crise de nerf. Pis qu’elle soit prise d’un coup de folie….  Bref, j’étais assez ravi de la déposer à Saint-Malo, lieu de notre arrivée…Peut-être que je ne craignais rien, mais je vous avoue que son comportement m’a interpellé. Je pensais à mon fils et à ce garçon de 17 ans dont j’avais la responsabilité…”

Face à ce genre de situation, que pouvait-il faire ? “Cette femme a aussi le droit de circuler librement… “, répond-il. Sollicité, le site de covoiturage, se veut clair. “En tant que conducteur, il est en droit de refuser toute personne se présentant au rendez-vous, si son état ou son comportement compromet la sécurité et la tranquillité de son trajet. Si cette personne ne se sent pas bien pendant le trajet, il peut lui proposer de la déposer dans un endroit sûr et en sécurité, après vous être assuré qu’elle sera prise en charge et ne restera pas seule. Si à l’avenir,  une telle situation survient. Il pourra nous contacter. Notre équipe prendra alors toutes les mesures nécessaires. La sécurité est au cœur de nos préoccupations, et nous restons à disposition de tous.”

                    Pas de numéro d’urgence !

En revanche pas de numéro d’urgence pour contacter la plateforme de covoiturage. “Mais en nous écrivant, comme le conducteur l’a fait, chacun peut être assuré d’une réponse rapide. Nous pourrons, si nécessaire, le contacter par téléphone également sur demande.” Le site envisagerait la création d’une rubrique permettant d’informer les conducteurs de cette possibilité. Et d’ajouter : “le véhicule est la propriété de son conducteur et il est tout à fait dans son bon droit lorsqu’il refuse de transporter une personne s’il ne sent pas à l’aise et/ou en sécurité avec elle.”

Petit ajout : Jean nous a fait part de sa peur de perdre sa réputation de “conducteur” s’il n’acceptait pas la passagère. Son site de covoiturage demande aux passagers de noter sa conduite, son comportement…

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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