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APRES LES MANIFS : LA DROITE CLAQUE LA PORTE DU CONSEIL MUNICIPAL

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Lundi 23 mai, on attendait le conseil municipal de Rennes avec impatience. On espérait la réaction de notre maire, Nathalie Appéré et des représentants de la droite sur les récentes manifestations.

Mais on n’a pas eu la réaction des commerçants et d’associations citoyennes. “Nous ne comprenons pas la décision que vous avez prise, madame la maire, de refuser les questions du public”, s’est offusqué Loïck Le Brun, membre de l’opposition municipale (divers droite).

Au regard des récentes manifs depuis 20 jours dans notre ville, l’élu estimait nécessaire un “débat “où chacun puisse s’exprimer : l’opposition, la majorité et les citoyens. “Est ce une fuite de la majorité face à un moment difficile ?,” s’est interrogé Loïck Le Brun. “Il fallait vos mots, madame la maire, vos réponses. Il fallait accepter les questions des citoyens. En faisant ce choix de reprendre le conseil municipal comme s’il ne s’était rien passé, vous confisquez un temps de dialogue, de démocratie et de parole.”

                                              Au coeur des débats :  l’occupation de la salle de la Cité

Nathalie Appéré a balayé la critique d’un revers de main en donnant la parole à son groupe politique, représenté par Sébastien Séméril. “Nous voulons envoyer un message unanime aux Rennais de notre détermination à préserver la tranquillité et nos valeurs de vivre ensemble. Les citoyens attendent de la responsabilité en dehors de toute polémique politicienne.” Mais la position de la ville ne satisfaisait pas la droite. L’opposition repartait de plus belle à l’assaut de la citadelle socialiste. Elle ne baissait pas la garde. Elle demandait des comptes sur l’occupation de la salle de la Cité, durant une semaine, au cours des manifs contre la loi Travail. “Nous souhaitons la transparence la plus totale sur ce dossier”, a expliqué Bertrand Plouvier, représentant de la droite municipale.

Remontée, la droite exigeait des réponses aux questions suivantes : qui est responsable des dégradations de la salle de la Cité ? Une plainte a-t-elle été déposée  ? De quel droit la location a-t-elle été accordée à titre gratuit ? Nous attendons de vous, madame la maire, des réponses et nous refusons la réparation des dégâts occasionnés dans la salle de la Cité par les contribuables rennais.” En guise de réponse, Nathalie Appéré se voulait ferme. “Les responsabilités de chacun seront recherchées, y compris sur la remise en état de la salle de la Cité,” affirmait-elle. Mais la droite était encore loin d’être satisfaite. Bertrand Plouvier repartait à la charge. “Afin de vous laisser le temps de répondre aux questions très précises que nous vous avons posées, nous souhaitons une suspension de séance (accordée par Nathalie Appéré).”

                                                 “Nous n’avons pas pu débattre”

Quelques minutes plus tard,  la droite demandait à nouveau des réponses. “Il n’aura échappé à personne du caractère exceptionnel de la convention d’occupation de la Cité”, répondait la maire. “J’ai déjà indiqué très clairement pourquoi cela s’était fait à titre gratuit.” Mais les réponses fâchaient tout rouge la droite municipale. “Nous n’avons pas pu débattre,” pestait Bruno Caron, élu de droite. “Pour la dernière fois, acceptez-vous la démocratie au sein de notre conseil ?”, interrogeait-il.

N’obtenant pas de réponse à son goût, la droite quittait la salle. “Si nous avons claqué la porte du conseil, c’est surtout parce que les commerçants n’ont pu rentrer,” expliquait l’un d’eux. “Toutes les places du public étaient occupées par des militants ou anciens élus socialistes appelés à la rescousse. Nous appelons cela un déni et une véritable confiscation de la démocratie…” Une version contestée par Nathalie Appéré, la maire, devant sa majorité, à la fin de son conseil municipal :  “nous avons pu discuter, échanger et adopter des délibérations importantes qui sont importantes pour le quotidien et l’avenir de notre ville. C’est cela l’exercice de nos responsabilités dans un moment où les Rennais attendent de nous pas des polémiques mais de l’action.” Ces manifestations laisseront sans doute des traces…

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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