Ce lundi 22 septembre 2025, les galériens brétiliens de la route ont trouvé leurs éternels embouteillages en…pire sur la rocade ! Ce ne fut pas une simple congestion d’heure de pointe. Ce fut bien plus que cela avec en toile de fond, un pont de l’Alma hors service (manif oblige), des chantiers omniprésents, un accident et, comme chaque lundi, un trafic déjà saturé.
Dès l’aube, les conducteurs, privés du Pont de l’Alma et venant de Nantes, se sont rabattus sur les périfs extérieures, déjà bien encombrées. Ce n’était pas juste un détour, c’était une galère forcée pour des milliers d’automobilistes. Autour de 8 h 30, la rocade extérieure N136 s’est complètement engorgée sous le flux des voitures. À l’est, entre Cesson-Sévigné et Saint-Grégoire, la situation a viré au cauchemar avec un bouchon de 5,7 km, touchant toutes les voies. Les quartiers riverains ont vu leur circulation doubler, voire tripler, absorbant un flux qui n’était pas prévu pour eux.
À l’Ouest, la rocade n’a pas été épargnée non plus. Entre Le Rheu et Vezin-le-Coquet, la N24 a subi de plein fouet les travaux d’élargissement en cours. Le chantier réduit la largeur des voies, interdit les dépassements aux poids lourds, et limite la vitesse à 50 km/h. Ce tronçon qui est déjà sous tension d’habitude, s’est figé totalement, ce matin. À l’Est de Rennes, sur la N157, un accident à hauteur de Châteaubourg a bloqué une bretelle de sortie. Un véhicule léger s’était immobilisé à l’échangeur, en direction du Mans, provoquant une intervention des secours qui a paralysé le secteur pendant une bonne partie de la matinée. Ce blocage ponctuel a suffi à créer un engorgement prolongé qui a remonté jusqu’à la rocade.
Sur la même nationale, mais dans l’autre sens, un second bouchon de près de 5 kilomètres s’est formé entre Brécé et Cesson-Sévigné. Aucun moyen de s’en sortir autrement qu’en prenant son mal en patience. Le pont de l’Alma, pourtant absent physiquement, a été omniprésent dans cette équation. Son indisponibilité, toujours pas réparée après les dégâts subis lors d’un rassemblement protestataire, a déclenché ce que beaucoup de conducteurs ont vécu comme un lundi de trop.


