Les commerçants et les riverains n’en pouvaient plus. Depuis plusieurs semaines, un point de deal de cocaïne s’était progressivement installé dans le secteur de la République, en plein cœur de Rennes. Il avait fini par générer d’importants troubles à l’ordre public, au point que certains habitants se disaient « excédés et terrorisés », selon les propres termes du procureur de la République, Frédéric Teillet.
Alerté au début du mois de juin, le commissariat central de Rennes a signalé les faits au parquet. Une enquête a immédiatement été ouverte et confiée au groupe de lutte contre les stupéfiants de la Division de la criminalité territoriale (DCT). Elle a rapidement permis d’identifier plusieurs individus impliqués dans le fonctionnement quotidien de ce point de deal, installé rue de la Baudrairie et rue du Pré-Botté.
Lors de cette affaire, les enquêteurs avaient notamment constaté une montée de l’agressivité des trafiquants à l’égard de leur environnement. Face à cette situation, une opération de police a été menée le 17 juin en fin de journée sur le point de deal identifié. D’autres interpellations ont suivi le lendemain à Montgermont. Au total, plusieurs suspects ont été placés en garde à vue.
Lors des contrôles et des perquisitions, les policiers ont découvert des produits stupéfiants, des armes ainsi que plus de 22 000 euros en espèces. De l’argent liquide a été retrouvé sur certains des mis en cause au moment de leur interpellation. Le 19 juin, cinq hommes ont été présentés au procureur de la République. Quatre des personnes déférées ce jour devant le procureur de la République ont été condamnées à des peines d’emprisonnement, pour certains accompagnées d’un sursis probatoire ou d’un sursis simple. Deux d’entre eux ont été incarcérés. Des confiscations ont par ailleurs été prononcées notamment du numéraire saisi.
Le cinquième individu comparaitra à l’audience de comparution immédiate du 22 juin 2026. Dans l’attente, il a été placé en détention provisoire. « Cette opération illustre a volonté que soient apportées des réponses fermes et que les troubles générés par le trafic cessent », indique le procureur. Et de rappeler : « la lutte contre le trafic de stupéfiants demeure une priorité nationale ».


