Alors que la rocade rennaise était paralysée ce mercredi après-midi et qu’un bus du service public a été incendié, le candidat de centre droit aux municipales, Charles Compagnon, a vivement réagi dans un communiqué envoyé à notre rédaction. L’élu d’opposition décrit une capitale bretonne « prise en otage », dénonçant des accès routiers barrés à Longchamp et Alma, la nouvelle flambée de violences place Sainte-Anne, et des milliers d’habitants « empêchés de travailler, d’étudier, de vivre normalement ».
Une orientation qu’il qualifie de « tragédie ».
Pour Charles Compagnon, l’appel à « tout bloquer » ne fait qu’aggraver une situation nationale déjà instable. « La France est déjà bloquée depuis la dissolution du Parlement et les chutes successives de gouvernements », rappelle-t-il. « Dans ce contexte, chaque blocage est une faute : il fragilise nos emplois et sert les ennemis de la France.» Vertement, il accuse directement les mouvements d’ultragauche, soutenus selon lui par la majorité municipale, de détourner « une colère légitime vers le chaos ».
Dans son communiqué, le conseiller municipal s’inquiète pour l’image de la capitale bretonne. « Rennes apparaît encore une fois dans les médias non pas pour son dynamisme, mais en tête des villes les plus impactées par la violence. Rennes mérite mieux », insiste-t-il. Charles Compagnon a tenu à saluer l’action des forces de l’ordre et des pompiers, mobilisés « avec courage et professionnalisme » face aux débordements. «Leur engagement constant, dans des conditions toujours plus difficiles, mérite tout notre respect et toute notre reconnaissance.»


